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Urbanisme au Cameroun : un immeuble menacé de démolition

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Le désaccord dure depuis quelques mois, entre le immeubledélègue du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Bafoussam(CUB), Emmanuel Nzete, et Elie Tchonang dit Boker, le propriétaire d’un immeuble de deux niveaux, situé au lieu dit « bonne fontaine » au quartier Bamendzi à Bafoussam.

L’ouvrage  en question abrite les installations de l’Institut universitaire et stratégique de l’Estuaire, et meuble les correspondances entre les deux parties.

Le débat autour de cet immeuble est devenu presque public. Puisqu’on parle un peu partout de cet ouvrage bâti en matériaux définitifs comportant 14 salles de classe, deux bureaux et deux amphithéâtres de 250 places chacun.

Dans la mise au point signée d’Emmanuel Nzete et destinée au public, il est indiqué que les travaux effectués par Elie Tchonang ne sont pas conformes aux usages en matière d’urbanisme. Le délégué du gouvernement cite, entre autres, le défaut de permis de construire, le non respect des reculs nécessaires produits dans le dossier, le non respect de l’alignement et l’absence d’études géotechniques effectués par un laboratoire de génie civil. « compte tenu de ces manquements et au vu de la poursuite des travaux par M. Tchonang Elie de nuit, les samedis, dimanches et jours fériés, en violation des prescription d’arrêt matérialisées par la croix de saint André, la CUB a dû se rendre sur les lieux pour procéder à l’enlèvement des antivols sur les ouvertures »écrit Emmanuel Nzete, le 27 décembre 2013.

La correspondance a été notifiée à Elié Tchonang. D’où sa réaction contenue dans un document de quatre pages, datée du 03 janvier 2014. « A , l’issue de cette descente (de la CUB), la commission avait estimé qu’elle devait me faire parvenir un deuxième ordre de recette devant correspondre au rajout(racollement) d’environ 3 mètres par rapport au plan initial, tout en me demandant de continuer les travaux. C’est ainsi que j ai achevé ces travaux de construction en début 2011 » réagit-il. Ce dernier avoue avoir versé, le 08 juin2010, une somme de 469 928 CFA à la recette municipale, lors du dépôt du dossier de demande de permis de construire.

« Après avoir versé la dite somme, le délégué du gouvernement ne m’a plus jamais soumis à une autre condition pour l’établissement du permis de construire. Et j’avais estimé qu’il agissait d’une simple  de lenteur administrative, puisqu’ ‘au vu de cette quittance, il m’a demandé de continuer les travaux », ajoute M.Tchonang. Avant de s’interroger : « pourquoi choisir plutôt l’option l’alternative de la démolition, alors que je contribue à ma manière au développement urbain et mieux à l’éducation des jeunes »

Rien n’indique qu’Emmanuel Nzete ne va pas rebondir sur le sujet, au cours de sa prochaine sortie publique. En attendant, Elie Tchonang pense qu’il est possible d’éviter la destruction de son immeuble, en procédant au nouveau calcul devant lui permettre de verser des frais supplémentaires dans les caisses de la CUB.

Michel Ferdinand

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