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Tourteaux de soja : une usine de transformation en place au Cameroun

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Du soja camerounais en route pour l’industrialisation.

Le Cameroun est un grand consommateur de soja. La preuve, l’enveloppe de ses importations augmente au fil des années. En 2010, il a dépensé 7.876.783.375 Fcfa pour acheter cette légumineuse ; 8.100.308.955 Fcfa en 2011 ; 10.772.214.603 Fcfa en 2012. En 2013, nous sommes passés à 11.032.836.887 Fcfa. Il est là, le hic. Nous consommons plus que nous n’en produisons. C’est au vu de ce constat que deux Camerounais, Raymond Diffo et Yves Kolo Atangana ont joint leurs efforts. Pour créer en décembre 2013 une usine de transformation de soja du nom de Soproicam (Soyabeans processing industry of Cameroon transformation de tourteaux de soja). Ils ont choisi pour site la localité de Yato à Dibombari dans le Moungo. Samedi 5 avril 2014, le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, soja-ajafe a procédé à l’inauguration de l’usine Soproicam.

L’usine de transformation de soja-qui constitue le maillon de transformation de soja de Mokolo-est bénéfique à plusieurs niveaux. Elle a une capacité de 18.000 tonnes par an, soit un coût de 1.100.000.000 Fcfa. «Pour l’instant, nous avons plus de cent neuf emplois permanents, tous des Camerounais», se réjouit Raymond Diffo, l’un des promoteurs. Qui annonce qu’à long terme, cent cinquante quatre emplois directs seront créés ; quatre mille six cent pour les emplois indirects. Cette œuvre permettra aussi le désenclavement de la commune de Dibombari, comme l’a souhaité l’édile local, Frédéric Nguimè Ekollo. Le maire cite comme problèmes de sa commune le défaut de l’éclairage public, la route cahoteuse, le manque d’eau… Si cette initiative est à encourager, Raymond Diffo sait que ça n’a pas été facile. «Monsieur le ministre, nous avons des limites quant à l’investissement parce que nous ne sommes pas encore soutenus par le gouvernement. Nous n’avons eu aucune subvention de l’Etat.» Et d’ajouter : «Nous avons besoin de plus de soutien pour finaliser cette œuvre camerounaise. A nos jours nous avons déjà reçu 4000 tonnes de soja des entrepreneurs. Notre capacité de production est seulement de 40%, comparé aux importations.»

«J’ai suivi vos doléances», a déclaré le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire. Emmanuel Nganou Djoumessi promet : «Nous veillerons à ce qu’il n’y ait jamais rupture de la matière 1ere de votre industrie qui est le soja. Pour optimiser le fonctionnement de cette installation industrielle, comment pouvait-il en être autrement quand on sait que le programme agropole a été instruit par le chef de l’Etat ?»  L’objectif, dit Emmanuel Nganou Djoumessi, «il faudrait que non seulement nous produisions du soja pour notre propre pays, mais que nous devenons aussi des exportateurs.»

Valgadine TONGA 

  1. Emmanuel Nghenzeko dit

    Bonne initiative, mais pour s’assurer de l’abondance de la matière première, il faudra surtout penser à résoudre les problèmes de production de soja dans les anciennes zones de production comme l’ouest où la production était importante (rendement élevés) dans les années 1990, et qui a une production quasi nulle aujourd’hui du fait d’une baisse drastique du même rendement toujours inexpliqué jusqu’à ce jour.

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