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Rachats de Aes-Sonel: des Britanniques intéressés

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ajafe-aessonelIl y a du nouveau dans le projet de vente par l’Américain Aes de ses parts (56%) dans Aes-Sonel, le concessionnaire du secteur de l’électricité au Cameroun depuis la privatisation de la Sonel en juillet 2001 (le Cameroun détient les 44% des actions restantes).

En effet, de source proche du dossier à Aes-Sonel, plusieurs entreprises ont manifesté leur intérêt pour le rachat des parts du groupe Aes. Et de tous les projets de reprise, celui présenté par le fonds d’investissement britannique Actis serait le plus pertinent, poursuit notre source. C’est ainsi que les négociations ont été ouvertes entre les deux parties. Dans ce cadre, Actis, familier des infrastructures énergétiques en Afrique, a entrepris il y a quelques jours une première descente sur le terrain au Cameroun.

A cette occasion, nous apprend-on, les plénipotentiaires d’Actis ont eu des échanges avec les principaux cadres opérationnels dans divers compartiments de Aes-Sonel. Après les bureaux à Douala, ils sont descendus sur le terrain. Les anglo-saxons appellent cette procédure le « due diligence » ou diligence raisonnable. C’est « l’ensemble des vérifications qu’un éventuel acquéreur ou investisseur va réaliser avant une transaction afin de se faire une idée précise de la situation d’une entreprise ». En fait, le « sujet doit travailler pour se prémunir lui-même contre tout élément négatif d’une opération qui peut être évité ». Pour le moment, rien n’est officiel, mais le destin de Aes-Sonel préoccupe au sein de l’entreprise et au-delà.

Le 4 juillet 2013au siège de la société à Douala, le sujet a été évoqué au cours de la réunion de tous les directeurs et sous-directeurs des sociétés Aes-Sonel, KPDC et DPDC (groupe Aes) au Cameroun, sous la présidence de Jean David Bile, dans sa posture de président de Aes Africa.

Selon le compte rendu des assises diffusé auprès du personnel, Jean David Bile a saisi cette aubaine « pour parler de ce dont tout le monde parle ». A la question de savoir si Aes a vendu ses actions dans Aes-Sonel, il est indiqué dans le compte rendu que le président s’est voulu clair. D’abord sur les principes. A savoir que « le pacte d’actionnaires prévoit l’hypothèse de la vente par Aes de ses parts. Mais, avant la conclusion de l’opération, Aes-Sonel doit saisir officiellement par écrit le gouvernement. A ce jour, rien de tel ne s’est encore produit et rien n’indique que l’accord sur la vente sera conclu absolument ». Pour l’heure, on attend.

On se souvient que c’est en fin mai 2013 que l’hebdomadaire Jeune Afrique (n°2733 du 26 mai au 1er juin 2013) a annoncé que l’Américain Aes cherche à revendre ses parts dans Aes- Sonel. Notre confrère croyait également savoir que deux repreneurs possibles seraient sur les rangs : d’un côté le britannique Actis, et de l’autre, le fonds panafricain basé à Washington, Emerging Capital Partners, via Finagestion, une ancienne filiale de Bouygues dédiée à l’électricité et à l’eau. Le projet d’Aes de quitter le Cameroun s’expliquerait essentiellement, d’après Jeune Afrique, « par la volonté du groupe d’Arlington de rendre plus lisible sa stratégie et de rationaliser son déploiement international, aujourd’hui éparpillé entre 25 pays ».

Rousseau-Joël FOUTE

In cameroun-tribune

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