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Nord-Cameroun : Comment les populations favorisent la désertification

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syrie-l-exode-de-la-secheresseLe tronçon Ngaoundéré-Garoua après la falaise montre les dangers qui pèsent sur les écosystèmes. Cette situation est davantage tributaire de l’activité humaine sous le silence des autorités locales.

L’on ne saurait rester insensible au regard du tableau que  présente l’environnement le long du tronçon Ngaoundéré- Garoua dans le Nord-Cameroun. On serait tenté de dire que le climat est sans ambages tributaires de l’activité humaine. Ce qui est d’ailleurs le cas. Mais à voir la progression et l’intensification de l’activité de l’homme, on comprend que malgré les politiques internationales en matière de protection de l’environnement, le Nord-Cameroun est coupé du reste du pays. Ici, les feux de brousse  font comprendre que les animaux de savanes ont foutu le camp, que la savane qui portait encore sa verdeur sous la longue période de saison sèche fortement ensoleillée a été arrachée de force. Même les parcs et réserves situés le long de la route des deux cotés prouvent s’il en était encore besoin, qu’il n y a pas une vie qui vaille.

Pourtant, les pluies ne durent que 3 mois et les 9 autres mois de l’année sont des périodes de disette aussi bien pour les humains que les animaux. La vente du bois de chauffage est l’une des activités les plus lucratives de la zone. Alors que les grandes savanes ne comptent pas assez d’arbustes qui sont arrachés brusquement à la nature. Si les cases construites revêtent un aspect écologique (briques de terre, toit en herbes, charpente en bois local etc), il faut dire que la nature est ainsi dépourvue de sa substance.

A cela, il faut ajouter les grands travaux en cours tels que le reprofilage de certains endroits de la route, la construction de nouveaux ouvrages d’art et les grands travaux en cours sur la falaise qui, non seulement ont détruit les petites quantités d’arbustes qui s’y trouvaient, mais, ont également chassé tous les animaux qui avaient trouvé refuge dans cet espace calme. A cette allure, il est fort probable que les années à venir soient plus déterminantes pour l’état de la santé environnementale de cette partie du pays et partant, toute la biodiversité. L’avancée du désert du Nord vers le Sud s’en porterait alors mieux.

Ce qui frappe le plus, c’est que cette maladresse perpétrée sur l’environnement par les habitants se répète chaque année sans que les autorités locales ne prennent des mesures pérennes et efficaces pour endiguer le phénomène les saisons suivantes. Du coup, l’on remarque une absence de politique globale de sensibilisation et d’éducation des populations. Comme si tout se passait pour le plaisir de la télévision et le reste, le train train quotidien.

Association ADISI

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