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Les maladies cardiovasculaires prennent de l’ampleur en Afrique

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Ces maladies sont devenues une question de santé publique. L’OMS a mis en garde les pays en voie de développement sur la propagation de ces maladies cardiovasculaires et leurs conséquences sur leurs économies.

Elle a déclaré que les maladies du cœur représentent la première cause de décès dans les pays en voie de développement et dépassaient le paludisme et le sida réunis.

Les maladies du coeur provoquent chaque année un quart de tous les décès, occasionnant ainsi la perte d’environ 12 millions de vies humaines.

Selon le docteur Boubakar Jean Yves Toguyeni, les maladies cardiovasculaires sont chroniques et provoquent des complications. Ces complications sont dangereuses car elles peuvent entraîner la cécité, la paralysie du cerveau et l’insuffisance rénale. « Lorsqu’on y rentre, on n’en sort jamais, on traîne la maladie toute sa vie et les traitements coûtent chers« .

Pour le cas de l’Afrique subsaharienne, les maladies cardiovasculaires viennent après le sida et le paludisme. Elles représentent cependant la principale cause de décès pour les populations de plus de 45 ans. L’OMS parle même d’une épidémie dans les pays sous-développés. Elles viennent donc s’ajouter aux maladies infectieuses (tuberculose, choléra, etc), le sida. C’est pourquoi le professeur Ali Niankara de la clinique du cœur préfère parler de cumul épidémiologique que de transition épidémiologique comme l’OMS. Il estime que les maladies infectieuses demeurent dans les pays africains des problèmes de santé publique. Ce qui n’est pas le cas pour les pays industrialisés.

Selon le docteur Toguyeni, le service de cardiologie du centre hospitalier Yalgado Ouédraogo est débordé de patients. Il reçoit en moyenne 40 patients par jour. En dehors des urgences, l’inscription pour les examens se fait trois mois avant.

Les cliniques sont également de plus en plus fréquentées pour des examens de cardiopathies (maladies du cœur et des vaisseaux).

La particularité pour les pays subsahariens, c’est le nombre élevé de patients jeunes. Dans les pays développés, ce sont les personnes dont l’âge est de 65 ans et plus qui sont généralement frappés par ces maladies.

A ce propos, l’Organisation mondiale de la santé, en 1992, avait fait une comparaison qui interpelle les pays pauvres. En effet, elle indiquait que dans les pays développés, les maladies cardiovasculaires tuent mais tard dans la vie, à un âge de moindre productivité économique, généralement l’âge de la retraite. Par contre, dans les 30 ans à venir, les maladies cardiovasculaires « continueront à tuer prématurément des adultes jeunes économiquement productifs dans les pays pauvres« .

 Ouedrago coulibally

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