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Les dessous maffieux de l’exploitation minière au Cameroun

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Si le mot  « arnaque » est utilisé chaque fois que l’on parle d’exploitation minière au Cameroun, c’est essentiellement parce que le Cameroun n’en tire pas les bénéfices qu’il pourrait et devrait. Pourtant cela fait plus de 70 ans que l’exploitation minière a commencé au Cameroun. Selon la direction des mines et de la géologie, « la première exploitation de cassitérite date de 1933, celle de l’or de 1934 et celle de rutile de 1935 »

Le journal « Les Afriques », avait aussi publié des informations qui démontrent que l’exploitation minière au Cameroun, son terrain d’expérimentation et d’étude est une nébuleuse indescriptible. Car c’est seulement le 25 Janvier 2008 que le Cameroun s’est doté d’un cadre organisationnel pour faire émerger une stratégie en matière de gestion des ressources naturelles, alors qu’il accordait déjà dès 2007, des permis de prospection, d’exploration et d’exploitation de gisements miniers – et non pas des moindres- à cinq compagnies minières, des intermédiaires dela Geovic mining corporation (américano-canadienne), African aura resources limited (britannique), Hydromine inc (américaine), Sundance resources ltd (Australienne) et Mega uranium limited (canadienne).

Selon un confrère basé au canada, « ce qui intrigue le monde financier et des mines est de savoir comment et pourquoi de si petites compagnies et pour la plupart inconnues dans le secteur minier ont pu « s’emparer » ainsi de quasiment 90% du sous-sol minier du Cameroun ? » La réponse, selon Le journal « Les Afriques » est à chercher auprès des autorités gouvernementales : « ce sont ces personnalités qui furent habilités à discuter et négocier avec des exploitations miniers aux Etats-Unis en 2007 ». Les compagnies sont toutes immatriculées dans des paradis fiscaux : Geovic et Hydomine Inc dans le Delaware aux Etats-Unis ; African aura resources limited dans les îles vierges britanniques ainsi quela Mega Uranium Limited.

Selon un expert, le cas de la Geovicmining corporation est bien curieux. Cette société qui détient 60% de Geovic Cameroun PLC via une société écran immatriculée aux îles Caïman gère les droits exclusifs d’une concession qui lui a été attribuée et qui s’étend à plus de 1250 kilomètrescarré, couvrant l’ensemble de la région de Nkamouna, très riche en gisements de nickel-cobalt et de nickel-manganèse, recensée aujourd’hui comme les plus importants gisements mondiaux de cobalt primaire non exploité. « Il semble que le gouvernement camerounais considère le projet de GeoCam comme une entreprise stratégique ; c’est pourquoi il lui a été offert plus de 50% de réduction de taxes d’exploitation et diverses incitations ».

Edouard kingue


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