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L’économie circulaire : faire du business tout en protégeant l’environnement

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credit photo:recycle
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L ‘économie circulaire désigne généralement « un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie.

Il s’agit de déployer, une nouvelle économie, circulaire, et non plus linéaire, fondée sur le principe de « refermer le cycle de vie » des produits, des services, des déchets, des matériaux, de l’eau et de l’énergie. » François Michel Lambert, président de l’Institut français de l’économie circulaire est plus précis : « L’économie circulaire propose de transformer les déchets en matière première réutilisée pour la conception des produits ou pour d’autres utilisations.En d’autres termes, ne plus créer de résidus que les systèmes industriel et naturel ne puissent absorber. La boucle est bouclée. Cela représente bien entendu un gain de compétitivité énorme pour les industries qui ont une maîtrise de leur flux de matières premières. »

Les avantages de l’économie circulaire sont multiples : D’après la fondation Ellen MacArthur dans son rapport présenté au Forum de Davos en janvier 2013, « les avantages de l’économie circulaire sont importants : préservation des terres agricoles, économies de matériaux pour 700 milliards de dollars, soit 1,1 % du PIB annuel mondial (chiffres 2010), bénéfices en termes d’innovation, création d’emplois locaux peu ou pas qualifiés… »

 L’étude détaille divers modes de consommation « circulaires et régénératifs » : réduction de l’impact sur les matières premières dans l’industrie du vêtement, valorisation des déchets alimentaires des ménages, solutions d’emballages plus durables dans le secteur de la boisson. Le réemploi, l’un des piliers de l’économie circulaire : le réemploi, aussi appelé « seconde vie des produits », consiste à prolonger la durée de vie d’un produit ou d’un objet, à lui donner une seconde vie en permettant qu’il soit réutilisé par d’autres personnes. Il peut s’agir du don d’objets ou de l’achat/vente d’occasion. D’après Mac Arthur, « si le réemploi a longtemps souffert d’une image négative liée à une certaine stigmatisation des bénéficiaires souvent en situation précaire, il fait aujourd’hui figure de nouvelle filière économique pour les différentes catégories sociales. ».

La crise économique en Occident a en effet accéléré le développement de cette pratique qui permet de gagner de l’argent (en vendant des objets qui sont encore en bon état) ou d’en économiser (en bénéficiant de dons ou en achetant d’occasion des produits moins chers que dans le circuit classique de distribution). Qu’y pourrait gagner un pays comme le Cameroun ? D’après le rapport d’Ellen MacArthur évoqué plus haut, l’Europe qui est déjà assez avancée dans l’économie circulaire, gagnerait d’ici 2030 plus 1800 milliards de dollars. C’est la preuve que ce secteur d’avenir est une niche de croissance et de ressources à explorer.

 Le Cameroun qui vient d’organiser les Assises Nationales des Déchets devrait dès à présent s’engouffrer dans la brèche. D’ailleurs pendant les travaux, plusieurs experts ont suggéré aux pouvoirs publics de mettre en route des politiques devant mettre en œuvre cette économie alternative qui pourrait constituer une réponse efficace au le chômage, à la pauvreté ou au déficit énergétique

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