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Enquête : seulement 45% des camerounais mangent à leur faim

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SANYO DIGITAL CAMERAMenée pendant six mois par l’université de Yaoundé II sur le triangle national, elle se veut un outil d’aide à la prise de décision des autorités.« Combien de Camerounais mangent-ils à leur faim ? Combien ont accès à l’eau potable et aux soins de santé ? » Ces questions sont quelques-unes de celles soulevées par les équipes de l’Université de Yaoundé II, pour savoir comment vivent les Camerounais actuellement.

Depuis janvier 2015, 1200 personnes de 18 ans et plus ont été questionnées sur l’ensemble du pays et l’enquête est à présent bouclée. Les résultats sont connus et ils parlent d’eux-mêmes. 45% de Camerounais mangent à leur faim. Les autres « se défendent ». 37% de personnes ont accès à l’eau potable. Dans les détails, 22% de personnes disposent d’une « source » d’eau à l’intérieur de la maison . 36% l’ont dans leur concession et 42% parcourent de bonnes distances pour se ravitailler. Côté santé, seuls 39% de Camerounais accèdent aux soins médicaux.

S’étant également appesantie sur les revenus, l’enquête révèle que 10% de Camerounais vivent dans le confort pendant que 90% d’habitants, bagarrent pour joindre les deux bouts.

Pour comprendre leur démarche, le Pr. Henri Ngoa Tabi, chef de département Economie internationale et de développement, de la Faculté des sciences économiques et de gestions de l’UYII et coordonnateur national de l’enquête explique : « Nous avons réalisé ce travail parce que les enquêtes d’opinion constituent un instrument d’aide à la prise de décision, pour les pouvoirs publics et la société civile. Elles nous donnent la vision que la population a de ses services et de sa politique. Ceci permet au décideur de garder le gouvernail comme ils le conduisent ou de réorienter la manière de résoudre les problèmes. Notre travail est un outil d’aide à la prise de décision. »

Cette enquête n’est pas la première pour l’Université de Yaoundé II. Des études similaires ont d’abord été réalisées sur les établissements de microfinances au Cameroun, les petites et moyennes entreprises, entre autres. Tout ce qu’ils espèrent, c’est de voir les résultats de leurs mois de recherches, pris en compte. « Notre souhait est que les pouvoirs publics s’en servent et qu’ils nous interpellent pour qu’on leur apporte, des éléments de réponses. C’est une manière d’amener les décideurs à s’appuyer sur la science pour gouverner », a relevé le Pr. Henri Ngoa Tabi.

L’étude menée par l’Université de Yaoundé II a été financée par Afrobarometer. Une organisation apolitique qui réalise des enquêtes d’opinion sur la gouvernance en Afrique depuis 1999. LIRE la suite sur www.cameroon-tribune.cm

Elise ZIEMINE

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