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Ecotourisme au Cameroun : un secteur si fragile

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ajafe-ecotourismeLe tourisme est un des domaines où le Cameroun a largement la latitude de prouver, s’il en était besoin, qu’il est véritablement l’Afrique en miniature. Situé au fond du golfe de Guinée, le Cameroun est l’un de ces rares pays dans le monde qui proposent aux visiteurs, une offre touristique diversifiée, mieux toute la gamme de type d’écotourisme. L’on distingue le tourisme balnéaire sur les 400 Kms de côte Atlantique du Littoral camerounais  présentant des plages naturelles et sablonneuses, des îles, des végétations de mangrove et des chutes se jetant directement dans la mer.

 Le tourisme de montagne avec pour site de prédilection le Mont Cameroun (qui comporte un volcan encore en activité et dont la dernière irruption date de mars 2000) où survit une flore datant du quaternaire, le Mont Manengouba et le Centre climatique de Dschang, bâti sur un plateau s’élevant à 10.800 m au dessus de la mer.

Le tourisme de safari et de chasse dans le septentrion où l’on compte quatorze zones de chasse comportant plus de 500 kilomètres de pistes carrossables entretenues.

L’écotourisme est possible dans toutes les provinces au vu de la prolifération des aires protégées aux quatre coins de la République, avec pour point fort la prise en compte des préoccupations de préservation de l’environnement. En effet, le Cameroun dispose en plus des sites comme celui de Mayo-Rey qui portent encore des empreintes fossilisées de dinosaures, de nombreux parcs dont celui de Waza dans l’Extrême Nord.

Ces parcs possèdent un effectif d’animaux en quantité et qualité et qui est assez représentatif de la faune africaine. On y distingue ainsi des éléphants, lions, girafes, rhinocéros, panthères, buffles, antilopes, hippopotames, hyènes, gorilles, damalisques, guépards, etc. L’on ne saurait ne pas mentionner à ce niveau, le parc national de Korup qui recèle des espèces végétales vieilles de plusieurs millions d’années.

Un espoir fragile

L’écotourisme que certains nomment le tourisme durable est un tourisme pratiqué en harmonie avec la nature, les communautés locales et leurs valeurs, et qui associe des retombées économiques positives pour les populations locales avec une expérience enrichissante pour les visiteurs. C’est ce type de tourisme qui, au Cameroun, est confronté à l’adversité  des populations riveraines des parcs et des réserves forestières ou fauniques.

En effet c’est parmi ces populations que se recrute l’essentiel des braconniers qui violent allègrement les dispositions des textes de loi réglementant ces espaces. A ceux-ci, il faut aussi ajouter des braconniers professionnels venant des pays riverains qui fauchent en masse des réserves animales et végétales pour alimenter les circuits internationaux. Un autre danger, et non des moindres, menace constamment ces aires protégées. Il s’agit des exploitants forestiers véreux, des fabricants de charbon de bois qui s’activent à dépeupler ces espaces protégés de tout ce qui ressemble à un arbre.

Face à toutes ces menaces pour l’écotourisme, les structures étatiques en charge de la protection de ces aires protégées n’ont trop souvent assez de personnel pour faire face à l’ampleur du danger. D’autre part aussi, il n’est pas opportun de signaler l’insuffisance de la logistique des écogardes en charge de la protection de ces réserves. Car, alors que les braconniers sont parfois équipés de véritables armes de guerre, les écogardes n’ont parfois que de simples bâtons de berger. Difficile dans ces conditions de mener avec succès la mission de gardien de la biodiversité qui leur incombe.

B.M

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