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Des structures privées luttent contre la désertification dans le Nord-Cameroun

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reboisementAvec un rythme jugé lent, quelques structures privées répondent  à l’appel incessant de reboisement lancée par la délégation régionale du Ministère de l’environnement, de la nature et du développement durable du Nord. Les populations ne sont pas toujours suffisamment sensibilisées.

Cela n’est plus un secret pour personne, la région du Nord-Cameroun souffre de plus en plus des conséquences de la déforestation continue qui règne en maître dans ses localités où le bois de chauffe est la seule énergie utilisée au sein des ménages .La nécessité pour tenter de tordre le coup à ce phénomène est de plus préoccupant. « Nous avons depuis quelques années encouragé les populations à reboiser. Ce message a atteint sa cible mais il reste encore à faire un travail de conscientisation par un approche de sensibilisation conjointe » espère les  responsables du ministère de l’environnement, de la nature et du développement durable de la région.

Le reboisement généralement dans cette partie du pays s’organise par les communautés villageoises, des établissements scolaires  et d’autres structures publiques. Dans le Mayo Louti cet appel est visiblement entrain de prendre corps avec succès grâce à une structure dont la vocation première n’est pas liée à la déforestation. Il s’agit d’une entreprise du nom Chaux Roca dirigée par Pierre Rocaglia de nationalité Française Installée à Figuil depuis quelques années. L’action de cette entreprise dans la protection de l’environnement a une dimension citoyenne.

Bénéficiant d’une approche méthodique centrée sur l’aménagement de ses lapinières cette structure s’est engagée à reboiser : « nous avons plusieurs sites de reboisement dont celui de Bafouné situé à la sortie de Figuil d’une superficie de cinquante hectares dont vingt déjà entièrement reboisé »explique Jérôme Lakaye responsable de l’environnement dans cette structure.

Malgré la définition des sites à reboiser faite de commun accord avec les responsables locaux des  services du Ministère des Forêts et  de la Faune, cette action a été suffisamment perturbée par les populations. « En nous investissant pour le reboisement sur les sites choisis, les populations peut être par manque de sensibilisation sur le bien -fondé du travail, ont vu en cela une occupation de leurs terrains et ont aussitôt commencé à y mettre du feu, sans oublier d’autres activités susceptibles de détruire des jeunes plants. » Explique Jérôme Lakaye

Cette situation plus ou moins décourageante avait conduit l’administration de la structure à envisager d’autres initiatives palliatives. « Le gouvernement par le biais du MINFOF avait donc réorienté la politique du reboisement en nous invitant cette fois- ci à intégrer les populations de manière directe à ce processus ; ce qui nous a permis de mettre en oeuvre nos moyens pour faciliter cette action en remettant aux populations des jeunes plants et leur donner des connaissances pratiques »ajoute t-il.

Le feed back de ces actions s’évalue de manière positive au vue du constat fait sur le terrain et les témoignages des populations. « Nous nous félicitons de ce partenariat. Il rentre en droite ligne avec nos objectifs mais ce que nous regrettons c’est la récupération de ce travail par la municipalité qui serait entrain de faire des rapports qui disent en substance que ce reboisement est son initiative alors qu’elle décharge les plants chez nous et ne s’occupent que de l’entretien. Cela à mon avis est comparable à une guerre dont l’explication nous dépasse.  » Regrette un employé de la Chaux Roca.

Entre la création des pépinières villageoises et l’ouverture d’esprit des populations sur la nécessite de reboiser le chemin est encore long pour cette structure qui n’entend pas  céder aux menaces de toute sorte ou  à une probable déstabilisation.

Gauss Michel H.

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