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Cameroun : sale temps pour les artisans miniers clandestins

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diapositive53La situation est préoccupante pour le patron du ministère des mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmdt) qui a dépêché une mission dans la région de l’Est du Cameroun le 21 juillet 2014.

Dans cette partie du pays où il est difficile de dire avec exactitude le nombre  de sociétés minières opérationnelles, « la hiérarchie vient de prescrire un renforcement substantiel des moyens d’intervention et d’encadrement des artisans miniers par le cadre d’appui et de promotion de l’artisanat minier(Capam) dans le but de rendre cette structure, bras séculier du gouvernement en la matière, plus efficace et autonome »a indiqué le secrétaire d’Etat auprès du Minmdit.

Pour mettre fin au pillage des ressources minières qui atteint l’abîme, Fuh Calistus Gentry martèle qu’ « il est désormais prévu la présence effective du Capam dans tous les sites d’exploitation minière artisanale à l’effet de maîtriser la production réelle et d’encadrer les relations entre les artisans miniers et leurs partenaires technico-financiers ».

Cette descente musclée des experts du Minmdit et du Capam dans les chantiers miniers de la région de l’Est du Cameroun pendant dix jours, est relative aux mesures prises par le ministre de tutelle Emmanuel Bondé. Car en date du 14 mai 2014, il avait signé une décision suspendant la délivrance, le renouvellement et toute transaction sur les autorisations d’exploitation  minière artisanale.

Selon Fuh Calistus Gentry «  cette décision est une mesure conservatoire qui a été prise pour une période de six mois allant de mai à Octobre 2014 et renouvelable, pour permettre de faire un état des lieux et d’entrevoir des solutions idoines en vue d’améliorer la contribution du secteur minier artisanal qui demeure de 1% dans les recettes de l’Etat ». Cette mission, ajoute-t-il « permettra également de recenser tous les opérateurs miniers en activités, leurs matériels de production utilisés dans les sites et surtout de contrôler systématiquement tous les documents officiels de ces asiatiques qui sont déjà nombreux dans la région de l’Est ».

Dans la localité de Bétaré-Oya où le secrétaire d’état  au Minmdt Fuh Calistus Gentry s’est rendu à l’effet d’évaluer le niveau de conformité de certaines sociétés minières, l’exploitation de l’or est une activité très prisée. En dehors des riverains qu’elle attire, il ya des milliers de personnes venues d’horizons diverses à la recherche du métal précieux. Raison pour laquelle on assiste à l’émergence des villages spontanés de trafiquants de plusieurs nationalités dans la localité de Betaré-Oya. Un véritable labyrinthe qui fait dire à Justin Iya Adamou, le maire de cette ville que « l’exploitation de l’or dans notre arrondissement connait tous les dérapages notamment, le non respect des cahiers de charges, encore moins l’obligation de restauration des sites creusés, les déclarations erronées des productions, la non utilisation de la main d’œuvre locale et le non reversement des quotes parts des populations riveraines ». Des disfonctionnements qui ont poussé le secrétaire d’Eta au Minmdit à frapper du point sur la table.

« Désormais, toutes les sociétés seront soumises au respect des cahiers de charges. Quant au quota de production, il sera reparti suivant le code minier. Chaque nouveau site à exploiter doit préalablement être signalé avant toute délocalisation. Et dès aujourd’hui, toute activité minière nocturne est proscrite. Bien plus, les déclarations journalières, hebdomadaires et mensuelles ne vont être faites que par les équipes du Capam mandatées par le Minmdt » martèle sur un ton menaçant Fuh Calistus gentry.

Ange-Gabriel Olinga B.

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