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Cameroun : Quatre morts dans l’éboulement d’un site minier

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les miniersL’incident survenu vendredi  le 19 septembre 2014 dans la localité de Bindimba, a également fait trois blessés, placés sous soins intensifs.

Un site minier, appartenant à une société coréenne, basée dans la localité de Bindimba, à une trentaine de kilomètres de Garoua-Boulaï, dans le Lom-et-Djérem, s’est effondré le 19 septembre 2014, sur sept orpailleurs. Les victimes sont des riverains venus exploiter les sites miniers abandonnés par les exploitants.

Selon des témoignages recueillis sur le site du drame, le bilan provisoire de cet effondrement fait état de quatre morts et de trois blessés graves. « L’un des blessés est même grièvement atteint », rapporte Mme le maire, Esther Yaffo Ndoe, jointe au téléphone. Les rescapés ont été admis au centre de santé intégré de la ville, pour des soins appropriés, actuellement supportés, en partie, par la commune de Garoua-Boulai.

Mme Esther Yaffo Ndoe est revenue sur les circonstances de cet incident tragique pour condamner l’attitude des uns et des autres. «C’est vers 15h du 19 septembre 2014 que nous avons reçu un appel de détresse des populations riveraines de Bindimba, nous informant de l’effondrement d’un site minier sur sept personnes. Nous avons organisé aussitôt une descente sur le terrain avec l’autorité administrative pour organiser le sauvetage et les premiers secours», a expliqué le maire de Garoua-Boulai.

Sur le lieu de l’incident, le sous-préfet Laurent Ndieng Djang, et son état-major ont retrouvé les riverains déjà mobilisés à extraire les corps des victimes de l’abîme. Dans un élan de solidarité, les autorités ont apporté leur soutien à ces efforts de sauvetage. A l’aide des pelles, les populations locales ont pu dégager la terre pour extraire les corps des infortunés.

 Les décédés s’étaient retrouvés dans les profondeurs des trous alors que les trois blessés étaient presque à la surface du trou. Sur les sites miniers, les riverains sont autorisés à faire ce qu’on appelle localement dans les localités minières, le « Nguéré », c’est-à-dire, venir exploiter les résidus des sites de l’exploitation mécanisée, pour avoir quelques pépites d’or. Malheureusement, le sort s’est abattu sur les sept personnes mousquetaires de Bindimba. Mais pour le maire Esther Yaffo Ndoe, ce genre d’incident peut être évité, si les exploitants miniers respectent les clauses environnementales. Lesquelles stipulent que le sol, après l’exploitation mécanisée, doit être systématiquement refermé.

Pierre CHEMETE –cameroontribune.cm

 

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