L’implantation desstations-service a connu une croissance de 64,7% au Cameroun entre début 2011 et septembre 2018. Elle est passée de 526 à 814, selon des données contenues dans un bilan des réalisations sur le septennat dressé par le ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee).
Selon le minee, cette hausse du nombre de postes de distribution des produits pétroliers a permis “une augmentation du taux de desserte des populations de 55%”, : « les approvisionnements en produits pétroliers ont été réguliers et sans rupture sur l’ensemble du territoire national. La consommation globale est passée de 1 499 535 m3 en 2011 à environ 1 900 000 m3 en 2018 pour les produits liquides, soit un accroissement de 27%” en sept ans. »

Si on note une grande percée des nationaux dans le secteur, il reste encore vrai que les multinationales détiennent plus de la moitie des stations service au Cameroun.
Si cette augmentation est louable, la réglementation en vigueur dans ce domaine n’est pas respectée. En 7 ans, des nombreux environnementalistes camerounais ont constaté que plus de 70% des nouvelles stations services étaient en marge de la réglementation. Même les multinationales comme Total, MRS qui autrefois se préoccupaient de la reglementation ne le font plus.
Ces sept dernières années, pour ce qui est des capacités de stockage des produits tels que gasoil, pétrole lampant, essence, ils ont été “portées de 208 645 m3 en 2011 à 238 545 m3 en 2018 avec la construction de plusieurs bacs à Yaoundé et Douala”,
Les capacités de stockage de gaz de pétrole liquéfié (GPL et couramment appelé gaz domestique) ont elles “doublé, passant de 2 370 TM [tonnes métriques, NDLR] en 2011 à 4 970 TM en 2018, correspondant à une augmentation de 2600 TM, soit un accroissement de 109,7% sur le septennat.”
Selon les données du ministère de l’Energie, la consommation de gaz domestique est passée de 67 000 tonnes métriques en 2011 à près de 110 000 tonnes métriques en 2018, soit un taux de croissance moyen de 9% par an et 64% pour l’ensemble du septennat qui s’achève.
Cedric pokam avec energie -media