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Cameroun : Les camions citernes impliqués dans la destruction des routes

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ajafe-camoinsLes camions citernes embarrassent de plus en plus les responsables de 17 stations de pesage routier du Cameroun. Il est difficile pour ces derniers d’exiger les amendes à payer en cas de surcharge aux transporteurs de ces engins, et ensuite de les délester (diminuer le contenu en surplus) dans les stations de pesage.

En effet, entre le 1er décembre 2012 et le 10 mars 2013, l’initiative à résultat rapide(Irr) au ministère des travaux publics est implémentée dans cinq stations de pesage pilotes. Notamment, celles de Nomayos, Dibamba, Bekoko, Mekong et Meyos. Les résultats de cette première phase de l’Irr dans ce ministère, démontrent que les camions citernes plein sont toujours en surcharge. Une situation due selon nos sources à leur fabrication. Ils transportent généralement 40000m3 de liquide.

Mais en attendant que le comité de réflexion mis récemment en place par le premier ministre camerounais Philémon Yang, fasse des propositions sur les modalités de circulation de ces véhicules, le patrimoine routier camerounais va continuer à se détériorer. Comme solution, « en réalité il faudrait ajouter les essieux(pièces disposées transversalement sous un véhicule pour en supporter le poids) pour alléger les autres essieux. Mais pour le faire ça coûte de l’argent et les transporteurs ne sont pas prêts à le faire pour l’instant. Nous allons être contraints de passer au ministère du commerce afin qu’il réglemente l’importation desdits véhicules » explique le secrétaire d’Etat du ministère des travaux publics (Mintp), Hans Nyetam Nyetam.

En plus des camions citernes, les résultats de la première phase de l’Irr au Mintp, cite aussi les camions transportant des containers scellés et ceux transportant des charges indivisibles comme les engins du génie civil. Pour ces deux types d’engins en surcharge, il est difficile pour les agents des stations de pesage routier de diminuer leur contenu.

Autres difficultés à la protection du patrimoine routier camerounais, la présence des voies de contournement autour des pesages, le laxisme et le non-respect des consignes de travail par les personnels gendarmes et l’incompréhension des objectifs du contrôle de charges par certains chauffeurs.

En rappel, pendant la période d’implémentation de l’Irr dans les stations pilotes de pesage routier, le taux des autres types de camion a augmenté de 34,10% alors que le nombre de véhicule en surcharge a diminué de 18,34%. D’après Victor Kanga, sous directeur à la direction de l’entretien et la protection du patrimoine routier, cette embellie est due à « une réelle prise de conscience des personnels des stations de pesage sur les atteintes relatives au contrôle de charge dans le cadre de la protection du patrimoine routier. Et, aussi à la peur des sanctions encourues en cas de comportements déviants »

Pascal Dibamou

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