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Cameroun : les bonnes affaires des lampes rechargeables

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ajafe-lampesLes coupures d’électricité sont légions à Yaoundé, la capitale du Cameroun. Pour ne plus  se faire de la bile quand AES-Sonel coupe l’énergie électrique, les habitants ont trouvé l’alternative pour éclairer leurs domiciles. « Nous utilisons les lampes et les réglettes rechargeables grâce à l’électricité » confie Rosine Tamezon, ménagère.

Les lampes rechargeables à l’énergie électrique ont une autonomie de 24 heures. « A condition qu’elles soient chargées pendant deux jours » conseille Paolo Essiane, vendeur dans un magasin au marché central à Yaoundé. Elles coûtent entre 2500 FCFA et 25 000 FCFA une. Les clients ont l’embarras du choix. Les lampes de poches, qui peuvent être posées sur le chevet du lit sont vendues à 3000 FCFA ou à 7 000  FCFA. Les moyennes sont bradées à 10 000 ou 15 000 FCFA. Les grandes, celles qui sont recharges grâce à l’énergie solaire sont vendus à 25 000 FCFA.

Mais, ce sont les moyennes qui s’achètent comme des petits pains. «  En moyenne, je vends 10 à 15 lampes par jour » déclare Paolo Essiane. L’essentiel est d’éviter de rester dans le noir e cas de coupure d’électricité et surtout d’éviter des bougies. Car, elles sont souvent d’incendie dans les logis.

« Depuis que deux enfants ont été brulés à Mimboman à cause d’une bougie restée allumée, j ai arrêté d’en acheter » confie Myriam Chendjou habitant au quartier Kondengui « Quand la Sonel nous a privé d’électricité pendant trois semaines, j ai utilisé mes lampes à pétrole et deux lampes rechargeables » déclare-t-elle «  j’utilisais celles à pétrole, pendant que les autres étaient en charge chez ma mère au quartier Ekounou » poursuit Myriam Chendjou.

Dans les épiceries des quartiers, les bougies sont de moins en moins demandés. « Quand il ya coupure d’électricité, deux personnes au plus achètent les bougies. Ce qui n’était pas le cas avant » se rappelle Ibrahim, épicier à Ekounou. Depuis que les coupures sont récurrentes dans la ville de yaoundé, « les habitants utilisent soit des lampes tempêtes, soit des lampes rechargeables. Ceux qui sont nantis optent pour les groupes électrogènes » révèle-t-il.

La différence d’intensité entre les lampes rechargeables et celle d’AES Sonel importe peu. « Sauf qu’avec l’énergie de AES-Sonel, on peut regarder les images à la télévision, charger son téléphone portable. Par contre avec les lampes rechargeables, ce n’est pas possible. Elles éclairent juste la maison. En plus, elles sont de fabrication chinoise. Conséquence, leur espérance de vie ne dure que le temps de trois coupures d’électricité » explique Rosine Tamezon.

Nadine Ndjom

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