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Cameroun : Le projet Pidma a ciblé trois produits agricoles

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rodesorghumFinancé à 50 milliards  de Fcfa par la banque mondiale ; le projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (PDMA) a ciblé trois produits : le sorgho, le maïs et le manioc.

La demande des industries locales est forte 200000 tonnes de maïs, 30000 tonnes de sorgho, 10000 tonnes d’amidon, 20000 tonnes de farine de manioc, 35 000 tonnes de cassettes de manioc. Pour obtenir ce résultat, pour ce qui concerne le manioc par exemple, il va falloir produire 1.400000 tonnes de tubercules d’après les calculs de Pidma.

Produire ce volume de tubercules nécessite assez de terres et de moyens. Si on va sur la base d’un rendement de 30tonnes par hectares, le PIDMA doit créer 470000 ha de manioc.

Sans entrer dans les détails, on peut retenir que les 20 000tonnes de farine de manioc feraient entrer en milieu rural au moins 4 milliards de FCFA à raison de 200 FCFA/kg au producteur (le kg de farine de blé importée coûte 400FCFA sur le marché). On peut pousser les calculs plus loin en estimant le nombre d’emplois directs et indirects qui se chiffre par centaine de milliers, l’amélioration de la qualité du pain, l’abondance des feuilles de manioc très consommées en ville.

L’amélioration de l’accès de la terre est aussi parmi les priorités du Pidma. Objectif louable, car c’est souvent la terre qui limite les ambitions de certains paysans. Les femmes d’ikiwidi dans la région du Sud-ouest, partenaires du projet, ont de sérieux problèmes de terre et c’est avec beaucoup d’espoir qu’elles attendent que l’Etat leur cède sa parcelle autrefois exploitée par l’ONCPB pour sa pépinière des plants de cacaoyers. Ce défi est valable un peu partout. Sans sécurité foncière il sera difficile d’atteindre les objectifs de production.

Quand à la mécanisation, le projet l’aussi inscrite dans son programme. Seulement la m mécanisation ne se limite pas au labour. Car pour le maïs par exemple, la récolte manuelle semble très difficile et coûteuse selon la coopérative de Galim à l’Ouest. Tout comme le séchage au soleil, sur une bâche ou autre support, constitue un défi à relever par de séchoirs modernes que les paysans n’ont pas.

Le financement, l’accompagnement technique, la mise en relation commerciale sont autant de mesures que le Pidma veut mettre en place pour atteindre ces objectifs.

Il ya cependant quelques questions sans réponses : les relations du projet avec la Recherche, la place du bien être des paysans (santé, éducation des enfants par exemple) Il n’y a véritablement pas d’agriculture sans agriculteurs bien portants, à l’aise dans leur peau et dans leur environnement. Peut-être que le Pidma devrait aussi inscrire dans ses priorités la promotion de l’image et du statut du paysan. Ce serait une originalité de plus pour le projet.

Martin Nzegang- lavoixdupaysan.org

  1. djimpe jerome dit

    bien vouloir me tenir toutes les copies relatives a vos actions

  2. GAM COLLINS dit

    contact 694569847;679609457,655679180 camerounais et originaire du mbam

  3. GAM COLLINS dit

    bien vouloir me faire part de votre programme de prefinancement dans la culture du mais et du manioc dans le mbam et kim.merci tel=679609457;694569847

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