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Cameroun : Le projet de fer de Mbalam marque le pas sur place

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fer de mbalamAvant même que l’exploitation à grande échelle du gisement de fer de Mbalam dans la région de l’Est Cameroun n’ait commencé, on en est à tergiverser sur la deuxième probable entreprise extractive.

De l’exploitation du gisement de fer de Mbalam dans la région de l’Est Cameroun, il était convenu au départ que ce serait la Sundance Resources Limited qui s’en occuperait. Mais au vu des négociations pour la cession totale de son capital au groupe chinois Hanlong Minning Limited, il serait revenu à cette dernière d’assurer l’exploitation des gisements de Mbalam. Voici bientôt un an que cette situation dure, et on en est toujours à faire du sur place.

Une situation devenue encore plus hypothétique avec l’arrestation du Pdg du groupe chinois sus évoqué par la police pour une affaire de droit commun. Cette situation qui aurait mérité une approche logique semble glisser selon le raisonnement de certains, vers le cafouillage.

Depuis le lundi 8 avril 2013, Le directeur général de la junior minière australienne Sundance Resources, Giulio Casello, a annoncé la suspension des négociations avec Hanlong Mining Investment Ltd pour l’acquisition de la totalité de son capital. Et par la même occasion, il a assuré le gouvernement camerounais de sa ferme intention de poursuivre le projet d’exploitation du fer de Mbalam. Une louable initiative. Seulement, l’australienne Sundance n’a pas les moyens de ses ambitions. D’où sa volonté de continuer à négocier avec d’autres entreprises chinoises pour financer le projet de Mbalam.

Toutes choses qui traduisent le sentiment de légèreté et de manque de sérieux qui ont entouré l’attribution de cette exploitation à une entreprise foireuse ne disposant pas de garantis financières suffisantes pour mener à bien le projet. D’où les soupçons de surenchère, de surévaluation et même de corruption autour de ce projet censé mettre dit-on, à la présidence de la république, le Cameroun sur les rails de l’émergence.

Concernant le projet en lui-même, la première évaluation du gisement faisait état d’une teneur en hématite de 775.4 millions de tonnes pour 57,2% de fer, 95% du gisement étant considéré comme «indiqué», c’est-à-dire en conformité avec le code Joint Ore Reserves Committee (Jorc) qui est l’une des normes internationales dans l’estimation et le ciblage des gisements. Ces chiffres, fournis par Sundance, ne sont pas en conformité avec ceux du gouvernement camerounais pour qui le gisement de fer de Mbalam est évalué à 200 millions de tonnes de fer riche, et à 1,2 milliard de tonnes de fer enrichi.

La tentative à vouloir se réfugier derrière la fluctuation de la tonne de minerais de fer de 190 dollars en 2011 à 100 dollars en 2012 n’aurait changé en rien les clauses d’une convention qui peut s’ajuster au grès des « intempéries ». En affaire, ne dit-on pas que « qui ne risque rien n’a rien ? » Sinon, on pourrait finalement adhérer à la pensée de Nathan Bel, responsable de la Intellegent Investor qui déclarait : « le contrat relatif au développement de la mine de fer au Congo et au Cameroun, remporté par Sundance Resources ne sera peut-être jamais lancé », contrairement aux déclarations Guillio Casello Pdg de Sundance Resources Ltd devant Philémon Yang, premier ministre camerounais, qui stipulaient qu’en tant que partenaire au développement, le travail allait continuer en dépit de l’arrêt des négociations avec Hanlong Mining Investment Ltd pour l’acquisition de la totalité de son capital. La question que l’on pourrait encore se poser serait la suivante : pourquoi tant de tergiversation quand on sait que la Sundance Resources Ltd, société de droit australien, a 90% de parts et que la HoldCo société de droit camerounais, n’a que 10% ?

Il faut dire que le coût global de ce projet est estimé à 8,7 milliards de dollars us, soit environ 4350 milliards FCFA, dont environ 5 milliards de dollars pour la première phase et 3,7 milliards de dollars US pour la deuxième phase.

Cette situation reste louable pour les mouvements écologistes camerounais qui pensent que ce retard devrait permettre à l’état de reconsidérer sa position sur l’étude d’impact environnemental de ce projet qui va polluer l’espace vital des populations riveraines au site d’exploitation.

Nya chrystalline

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