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Cameroun : Le gaz naturel cherche sa voie

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gaz_4En matière d’hydrocarbures, le Cameroun ne compte pas uniquement sur le pétrole brut. Le pays dispose aussi des ressources encore inexploitées de gaz naturel dont les estimations minimalistes situent les réserves à 570 milliards de mètres cubes. Un potentiel que le gouvernement entend bien transformer en richesses, en multipliants les projets gaziers.Certaines études présentent le Cameroun comme un futur acteur important du commerce international du gaz dès 2018, à condition que les projets en cours se concrétisent.

Il s’agit entre autres de la construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Kribi et d’un gazoduc sous-marin, pour une production annuelle estimée en 2,5 et 3,5 millions de tonnes ; la construction d’une centrale à gaz à Limbé, une autre à Kribi, l’implantation d’un oléoduc pour le transport terrestre des produits pétroliers à partir de la raffinerie de pétrole de la société nationale de raffinerie (Sonara) et la mise en place d’un système d’approvisionnement du marché national de gaz naturel.

L’horizon de l’exploitation du gaz semble s’éclaircit pour la Cameroun. La dernière bonne nouvelle en date, est néanmoins passée inaperçue. Dans un communiqué rendu public à Londres le 1er août 2011, par Bowleven, une société écossaise qui vient de découvrir un important gisement pétrolier de 100 millions de barils dans la zone de Rio Del Rey et Douala-bassin, le manager général, Kevin Hart, a précisé que « la proportion de gaz était très importante sur le site », et les explorations se poursuivent.

Quelques semaines plutôt, en juin 2011, c’est le champ gazier de Logbaba, près de Douala, qui entrait dans sa phase d’exploitation. La consortium VOG RSM Production Corporation sera la première structure à fournir d’ici la fin du quatrième trimestre 2011 aux consommateurs camerounais, notamment ceux de Douala, du gaz exploité et transporté localement.

« Ce projet gazier, le premier on-shore à voir le jour au Cameroun, permettra de produire de l’électricité pour au moins35 mégawatts. Le coût de l’investissement évalué jusqu’à est de l’ordre de 75 millions de dollars, soit prêt de 35milliards de FCFA. Il permet la création au moins 400 emplois », a relevé le ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement Industriel, Badel Ndanga Ndinga, à l’occasion de la pose de la première pierre de l’infrastructure.

Le 29 juin 2011, le ministre de l’Energie et de l’Eau (Minée),Micheal Ngako Tomdio a présidé la signature de convention avec deux sociétés américaines (Delpos International Ltd et Worley Parsons Group Inc), sélectionnés pour conduire des études de faisabilité des projets de production de l’électricité au Cameroun à partir du gaz naturel, dont la capacité est évalué à 400 mégawatts.

Il faut dire que certaines études présentent le Cameroun comme un futur acteur important du commerce du gaz dès 2018. C’est du moins ce que le président du groupe énergétique français GDF Suez, Philippe Olivier a affirmé au Président de la République, Paul Biya au cours d’une audience le 12 octobre 2010. le patron du numéro deux mondial des entreprises, en a profité pour faire le point sur l’évolution du projet de développement d’un site d’exploitation de gaz naturel liquéfié(GNL) au Cameroun, objet de partenariat stratégique signé en 2008 entre la SNH( Société Nationale des Hydrocarbures) et GDF Suez. « Une fois qu’on sera parvenu à un accord cadre, probablement en 2011,GDF Suez pourra commencer à négocier avec les intervenants en amont puis lancer une étude plus détaillée pouvant aboutir vers la fin de 2011. la décision finale d’investissement devrait intervenir vers 2013 et cela prendra encore quatre ans pour que l’usine soit réalisée et que la première goutte de gaz naturel liquéfié puisse être exportée »

Des préaccords commerciaux entre la SNH , GDF Suez et Perenco ont été signés le 6 juin 2011.

 Philippe Nsoa

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  1. traoré dit

    avec des tels accords , on ne comprend pas pourquoi le cameroun sera un pays emergent seulement en 2035. d’autres on se dit bien quae la SNH ne pensera pas à l’aspect environnemental de la chose. l’avenir reste donc sombre pour le cameroun

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