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Cameroun : Le Bubinga à l’épreuve de l’interdiction de son exploitation

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65-x-14-african-bubingaDe son nom scientifique Guibourtia Tessmanii, le Bubinga ou Essingang en langue locale, essence africaine très prisée sur le marché international pour sa haute qualité de bois, est malheureusement en voie de disparition du fait d’une exploitation effrénée.

En 2011, en vue de l’organisation des études sur l’état réel de cette essence, le ministre camerounais des Forêts et de la Faune avait suspendu provisoirement son exploitation.

Mais à la levée de cette suspension en novembre 2011, un trafic illicite dans l’exploitation de cette essence a repris plus intensivement. C’est la raison pour laquelle, le 09 novembre 2012, le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Philip Ngole Ngwese a signé  l’Arrêté n° 2401/MINFOF/CAB, pour suspendre « à titre conservatoire », l’exploitation du Bubinga auquel a été associé le Wengue, sur l’étendue du domaine national.

Ledit Arrêté est censé rester « valable jusqu’à l’aboutissement de la procédure d’introduction de ces essences dans les annexes de la Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) »

.Il y a lieu de rappeler que le Bubinga, comme de coutume, était en surexploitation au moment de son interdiction. Ce qui suppose qu’il y avait des stocks en souffrance. Et c’est pourquoi ledit arrêté précisait que les exploitants forestiers en possession de stocks de Bubinga, devaient les déclarer impérativement auprès de l’administration en charge des Forêts, dans un délai maximum d’un mois à compter de la date de signature de l’Arrêté, afin de bénéficier d’une autorisation spéciale d’évacuation de grumes «délivrée aux détenteurs de stocks constitués dans les titres d’exploitation en cours de validité, après vérification effective de la provenance légale des bois sur le terrain. »

Pour éviter aux exploitants la tentation de continuer de couper illégalement cette essence, et au besoin de racheter (à vil prix) leurs produits s’ils étaient coincés par les services de contrôle des forêts, Philip Ngole Ngwese a informé les chefs de Brigade de contrôle et les délégués régionaux de son département ministériel, par une lettre circulaire, le 09 novembre 2012, que lors des ventes aux enchères, « les mises à prix du Bubinga sous forme de grumes et de débités sont de 700.000 Fcfa le m3 ». Ce qui dépasse de très loin les mises à prix de cette essence qui généralement oscillaient entre 11.200 et 225.000 Fcfa le m3. Toute chose qui était de nature à favoriser l’exploitation illégale de cette ressource forestière, concluait-il.

 Mais, même cette disposition dissuasive du Minfof ne contribue pas à décourager certains exploitants forestiers à persévérer dans l’exploitation illégale du Bubinga.. Surtout avec l’avènement des chinois dans le commerce du bois. Ceux-ci semblent ne pas s’embarrasser de la légalité ou de la non légalité du bois. Plus, ils sont très friands du Bubinga. Ils participent ainsi avec tant d’autres à mettre à rude épreuve l’arrêté d’interdiction du ministre des forêts et de la faunettant l’  friand du bubinga.  du bois. ois.r. D’où les saisies régulières, plus de deux camions par semaine de cette essence par les services déconcentrés du Minfof.

Arielle magoum

 

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