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CAMEROUN : LA SÉCURISATION DES FRONTIÈRES CAUSE LA BAISSE DE LA PRODUCTION DES DIAMANTS BRUTS

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Avec 1791 carats de diamants bruts au cours de l’année 2018 contre 6000 carats en 2015,  la production est en nette baisse au Cameroun. Une baisse qui serait le fruit d’un meilleur renforcement des mécanismes de traçabilité du diamant.

Exploitation artisanale du diamant !!!

En effet, malgré l’admission du pays depuis 2012 au Processus de Kimberley, un système international de certification destiné à mettre un frein au commerce des diamants de conflits, le Cameroun  rencontre encore quelques difficultés dans la mise en œuvre dudit Processus.Selon les données du secrétariat national du Processus de Kimberley, entre janvier 2013 et décembre 2017, le pays a vendu près de 10 820 carats de diamants bruts, pour une valeur globale de 1,06 milliard Fcfa.

Dans un rapport publié en novembre 2016, l’Ong Partenariat Afrique-Canada, indiquait que le Cameroun était incapable de mettre en œuvre le Processus de Kimberley. Pour elle, l’augmentation de la production diamantifère au Cameroun, au cours des années précédentes, s’expliquait par le trafic illicite du diamant de la République centrafricain (un pays avec qui le Cameroun partage près de 800 kilomètres) de frontière terrestre via le sol camerounais. Un pays où perdure une crise depuis de nombreuses années et dans lequel opèrent une horde de trafiquants de diamants sans foi ni loi.

La baisse de la production en 2018 autant elle viendrait confirmer les déclarations de Partenariat Afrique-Canada, autant elle corroborerait les déclarations des autorités camerounaises qui affirment que «d’énormes moyens pour renforcer la sécurité à cette frontière par une surveillance militaire permanente et un contrôle systématique de tous ceux qui traversent celle-ci» ont été déployés. Aussi, la faible production de diamants bruts de 2018 refléterait alors la véritable production du Cameroun. Et donc, que la maîtrise du Processus de Kimberley est sur la bonne voie au Cameroun. Des explications de Jean Kisito Mvogole secrétaire permanent du Comité de suivi du Processus de Kimberley, ladite production provient de 18 des 46 sites d’exploitation recensés dans le pays, dont une trentaine en activités.

C’est en 2010 qu’a été découvert à Mobilong près de Yokadouma, dans la région de l’Est du pays, l’un des plus importants gisements au monde. Un gisement qui disposerait en effet d’une réserve d’au moins 400 à 500 millions de carat de diamant brut. Une zone qui se trouve à la frontière avec la Centrafrique,juste en face de la région diamantifère de Berberati qu’on ne présente plus.

Malgré la trèsfaible production camerounaise, 1791 carats en 2018, les chances du  Cameroun de devenir l’un des principaux pays producteurs de diamants dans les années qui viennent restent intactes.

 Ben Bagtik

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