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Cameroun : La banque mondiale réitère l’arrêt des subventions au carburant

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ajafe-carburantDécidément, la Banque Mondiale (BM)  ne relâche pas la pression sur le gouvernement camerounais pour l’amener à arrêter, sinon réduire, les subventions sur les prix des produits pétroliers à la pompe.

Dans son édition des « Cahiers économiques du Cameroun » du mois de juillet 2013, intitulé », « vers une plus grande équité » présentée le 24 octobre 2013 à Yaoundé, la BM note une augmentation substantielle des charges étatiques relatives aux subventions des prix des produits pétroliers à la pompe. Pour la BM, le coût de ces subventions en 2012 était de 430 milliards, soit 3,5% du produit intérieur brut (PIB) du Cameroun. Et, cette augmentation régulière des coûts de subvention des produits pétroliers exerce, de l’avis des experts de la BM, des pressions sur d’autres postes budgétaires susceptibles de contribuer davantage à la croissance ou à une prospérité partagée.

 La BM estime que les 430 milliards de FCFA, soit 3,5% du PIB et 17 % des recettes totales de l’Etat du Cameroun, prévus pour être réaffectés dans les secteurs comme l’éducation ou la santé. Ce qui, à son avis, pourrait améliorer sensiblement, les conditions de vie des camerounais, le capital humain qu’ils représentent et leur productivité.

Mais, la BM reconnait quand même qu’une suppression des subventions des prix des carburants à la pompe, induirait nécessairement une hausse des prix des carburants à la pompe, avec des effets directs ou indirects sur le coût de la vie des ménages.

A titre illustratif, la BM estime qu’une suppression des subventions impliquerait respectivement par exemple, une hausse de 43,55 % ; et 100% des prix du super, du gasoil et du pétrole lampant. Ce qui entrainerait un ajustement ponctuel des prix d’environ 3ù du niveau global des prix. Dans cette hypothèse, les hausses les plus fortes seraient observées dans les transports (7,5%), la pêche (7%) et la sylviculture (3,5 %).

Comme mesures d’accompagnement qui pourraient atténuer ces ajustements ponctuels du niveau global des prix, la BM suggère la révision et la simplification des taxes. Car la BM remarque que la structure des prix des produits pétroliers au Cameroun inclut un trop grand nombre de taxes. En plus revoir la réglementation « excessive » dans les transports, qui paralyse ce secteur au Cameroun

Blaise Nnang

 

 

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