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28 éléphants de forêt retrouvés morts au Gabon

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Le 6 avril 2011, des agents de l’ANPN (Agence Nationale des Parcs Nationaux) ont découvert un trentaine de carcasses d’éléphants de forêt qui sembleraient avoir été tués récemment dans la réserve de Wonga Wongué, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale Libreville.« Cette réserve est en grande partie recouverte de forêt. Nous ne pouvons donc pas savoir le nombre exact d’éléphants tués mais nous sommes certains que ce niveau de braconnage est sans précédent dans l’histoire du Gabon. Ce n’est pas un acte isolé. Nous constatons actuellement une croissance exponentielle du nombre d’éléphants braconnés à travers le pays », a indiqué Mike Fay, directeur technique de l’ANPN.

Selon Lee White, directeur de l’ANPN, « la plupart des braconniers viennent de l’extérieur du Gabon et sont équipés avec les nombreuses armes encore en circulation dans la région suite aux guerres civiles qui ont déstabilisées l’Afrique Centrale. En face, ils croisent des gardes forestiers sous-équipés ».

Au cours des 30 dernières années, la grande majorité de la population des éléphants de forêt a été massacrée à cause du trafic illégal d’ivoire. En République Démocratique du Congo (ex Zaïre), la population a chuté de près de 500 000 individus à moins de 12 000 aujourd’hui. Le Gabon et le nord du Congo constituent aujourd’hui le dernier refuge pour cette espèce.

Le Gabon prend des mesures

Suite à cette macabre découverte, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, a annoncé « la création immédiate d’une unité militaire de 240 hommes au sein de l’ANPN » pour lutter contre le braconnage.

Baptisée La Brigade de la jungle, cette unité aura pour mission de sécuriser les parcs du Gabon et de protéger la faune et la flore sauvage, notamment contre le braconnage et le trafic illégal d’ivoire. Le Gabon avait déjà pris en mars de cette année la décision de classer l’éléphant de forêt comme espèce intégralement protégée en raison d’un niveau de braconnage jamais atteint jusqu’à présent.

De son côté, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, dela Pêcheet du Développement Rural a renforcé les capacités opérationnelles dela Direction Généraledela Pêcheet de l’Agriculture par l’octroie de neuf vedettes qui devront permettre d’accroître l’efficacité dans la lutte contre la pêche illégale et le braconnage sur le territoire national.

Cette dotation est le résultat du partenariat entre le Gabon et la Banque Africainede Développement (BAD) pour la réalisation d’une gestion rationnelle et durable des ressources halieutiques (en rapport avec la pêche) et fauniques. En réceptionnant ce matériel, le Directeur de la Pêcheet de l’Aquaculture, Guy Anicet Rérambyah a déclaré : « Ce matériel sera utilisé pour la surveillance côtière et celle des aires protégées ».

Dans ce sens, 4 vedettes seront envoyées à Mayumba, Port-Gentil, Libreville et Cocobeach pour la surveillance maritime. Les cinq autres iront à Omboué, Lambaréné, Makokou, Kango et Gamba pour mieux lutter contre le braconnage.

A Mayumba, Gamba, Libreville et Makokou, les agents de la pêche vont travailler en synergie avec les conservateurs des différents parcs nationaux pour lutter contre le braconnage des espèces emblématiques telles que les éléphants, les gorilles, les chimpanzés et les tortues marines.

LB

Cet article a précedemment été publié sur  le blog de Afrique-horizons.

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