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Sida : le Cameroun cherche 77,5 milliards de Fcfa

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sida cameroun Une mission conjointe fonds mondial-ONU-Sida vient de séjourner à Yaoundé pour examiner les stratégies déployées par le pays. Le Cameroun cherche à obtenir un financement de 155 millions de dollars (environ 77,5 milliards de Fcfa) pour la lutte contre le Sida auprès du Fonds mondial dédié à cette pandémie ; à la tuberculose et au paludisme dont une mission conjointe avec l’ONU-SIDA a effectué une visite de travail à yaoundé, selon une source institutionnelle. Crée en 2002 dans le but d’augmenter les ressources allouées pour la cause dont il a la charge, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme s’est fixé l’objectif de mobiliser 15 milliards de dollars de contributions entre 2013 et 2016 afin de sauver 5,8 millions de vies grâce au traitement et d’étendre la prévention de ces maladies dans le monde, dont particulièrement en Afrique.

En 2014 ,le Cameroun a soumis une demande de financement en prévision du round 11 qui n’a pas reçu d’approbation pour non-conformité avec les nouveaux critères de financement du Fonds et des défaillances dans le système de prévention et de lutte contre le Sida, d’après des sources internes au comité national de lutte contre le Sida.

Dans le cadre du round 10 qui court jusqu’ ‘à la fin de cette année, il avait bénéficié en 2011 d’une enveloppe chiffrée à 64 milliards de Fcfa. En effet, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a mis en place un nouveau mécanisme de financement portant sur la combinaison des stratégies déployées par les pays pour la lutte contre le Sida avec celles liées à la tuberculose, en vue de la prise en compte de la dimension de co-infection à VIH qui rapproche les deux pandémies.

Ce mécanisme prescrit un dépistage systématique pour tout malade de tuberculose. Pour le Cameroun, les recommandations du Fonds mondial exigent en outre un système de transparence et de traçabilité dans la gestion des traitements antirétroviraux (ARV), afin de juguler le phénomène de vente illicite de ces médicaments au détriment de la santé des malades. En plus de l’application des normes d’étiquetage, il est par ailleurs recommandé aux autorités camerounaises d’assurer un meilleur contrôle de qualité des ARV.

D’une prévalence estimée à 4,3% en 2011 pour plus de 570000 séropositifs dont 134 770 personnes éligibles, sur une population d’environ 22 millions d’habitants, le Cameroun, classé à épidémie généralisée, fait partie d’un groupe de 20 pays prioritaires des programmes de soutien de l’ONU-SIDA.

La mission conjointe Fonds mondial ONU-SIDA entamée en cours est qualifiée de « missions d’assistance dans le cadre de l’élaboration de la note conceptuelle » de la nouvelle stratégie de lutte contre le Sida combiné avec la tuberculose, d’après les explications fournies par une source du Comité national de lutte contre le Sida.

PN

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