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Sénégal: La Banque mondiale donne 6 milliards pour restaurer la pêche

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Pour une gestion durable et la restauration des ressources halieutiques, le gouvernement  sénégalais a lancé le Projet régional des pêches en Afrique de l’ouest (Prao) financé pour 6 milliards de francs Cfa par la Banque mondiale. Le portefeuille de la Banque mondiale dans le secteur de la pêche au Sénégal comporte trois projets mis en œuvre par une cellule opérationnelle.il s’agit du Programme de gestion intégrée des ressources marines et côtières (Girmac), du Projet de gestion durable des ressources ha­lieutiques (Gdrh), et du Projet ré­gio­nal des pêches en Afrique de l’­ouest (Prao). Financé pour 6 mil­liards de francs Cfa, le Prao vise prin­­cipalement, à accroître les ressources halieutiques. Les différentes composantes de la phase pilote, d’­une durée de cinq ans, sont : «La bon­ne gouvernance et la gestion des pêcheries ; la lutte contre la pêche illicite ; le renforcement des profits tirés des ressources halieutiques… »

«Le Prao est complémentaire au Girmac qui s’occupait de l’expérimentation de la cogestion des sites pilotes d’interventions pour faire participer les communautés à des initiatives responsables. Car les politiques publiques ont montré leurs limites en matière de gestion des pêcheries», explique Baye Mbaye Diagne, coordonnateur de la cellule opérationnelle de mise en œuvre de la composante pêche àla Direction des pêches maritime (Dpm).

Dans le cadre de la mise en œuvre du Girmac, quatre sites pilotes ont été retenus, notamment Ouakam (Da­kar), Ngaparou (Thiès), Foun­diou­gne et Bétenty (Fatick). Et dans chaque site, des initiatives ont été prises. A Ouakam par exemple, il y avait des nettoyages des fonds marins et une fermeture alternée de zones ;  à à Ngaparou, une gestion de la langouste verte, un repos Foundiougne, biologique sur la crevette côtière et remplacement des filets.

Avec le Prao d’après Baye Mbaye Diagne, ces pratiques de cogestion seront élargies à d’autres sites no­tamment, Mballing, Pointe Sarène, Nianing, Fimela, et Soumbédioune.

Khouraïchi Thiam, ministre de l’Economie maritime considère que ce projet intervient dans un contexte marqué par la pleine exploitation, voire la surexploitation de la plupart des ressources halieutiques. Cette situation de crise du secteur est im­putable à plusieurs facteurs, dont les plus déterminants sont l’exploitation abusive des ressources ha­lieu­tiques, la multiplicité des techniques et la variété des engins de pêche destructeurs…

Le ministre es­ti­me que le projet constitue un levier important pour accroître durablement la richesse générée par l’exploitation des ressources halieutiques, au grand bénéfice des opérateurs économiques locaux et des économies nationales. A terme, ce projet sera mis en œuvre dans les sept pays membres dela Commissionsous-régionale des pêches (Csrp), ainsi qu’au Libéria et au Ghana

 Dialigué FAYE

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