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L’industrie du bois se porte mal en Afrique centrale

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boisLes travaux de la 31ème session du Comité Intergouvernemental d’Experts (CIE) de l’Afrique centrale qui s’est achevée hier samedi 07 mars 2015, à Brazzaville, en République du Congo, ont recommandé, aux pays de la zone d’évoluer progressivement vers la transformation poussée des produits forestiers, notamment en s’engageant dans des activités de deuxième et troisième transformations desdits produits.

Cette recommandation, la principale de la session, tire sa source du fait que l’Afrique centrale ne tire pas suffisamment de profit des opportunités qu’offre l’industrie forestière pour la transformation des économies de la sous région, alors qu’elle abrite le deuxième massif forestier du monde qu’est le basin du Congo.

C’est ce qu’indique un communiqué de presse de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) dont copie nous est parvenue. Après examen de la situation, les experts de la CEA ont soulevé les défis auxquels les pays de la sous-région sont confrontés dans leur effort pour faire du secteur forestier une véritable source d’industrialisation et de diversification de leurs exportations.

Même si le taux de transformation de ces matières premières, en l’occurrence les grumes et produits forestiers non ligneux (PFNL) est passé de 42 % à 54 % en l’espace de 10 ans, les experts ont fait ressortir que les acteurs du secteur se sont focalisé principalement sur la « première transformation » qui se limite au sciage, suivi du déroulage du bois après la récolte. « Ce niveau de transformation est peu bénéfique pour les économies en comparaison avec les avantages à obtenir de la production des contreplaqués, des portes, des meubles et des parquets», pouvait-on lire dans le communiqué de la CEA.

Pour Léon Raphaël Mokoko, Ministre Délégué du Plan et de l’Intégration de la République du Congo, le développement de l’industrie forestière pour la transformation structurelle des économies d’Afrique Centrale viendrait corriger l’état de vulnérabilité des économies de la sous-région aux chocs exogènes liés aux fluctuations du marché des matières premières.

Fort de ce constat, les experts proposent la création des conditions pour développer une véritable industrie de transformation au moyen d’investissements dans les équipements, la formation approfondie dans les métiers du secteur, l’identification des nouvelles pistes de financement et le versement de leurs contributions au Fonds pour l’Economie Verte en Afrique Centrale (FEVAC).

Kayi Lawson

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