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Les nanostructures au service de la production de dihydrogène

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test-reconnaissance-dihydrogeneComment allons-nous générer de l’électricité dans les prochaines années ? Quelles sources avons-nous et combien de temps vont-elles tenir ? Les questions énergétiques figurent parmi les importantes pour notre futur. Certains scientifiques envisagent aujourd’hui de partir de ressources abondantes et peu onéreuses comme l’hydrogène, le dioxyde de carbone ou les photons pour tenter d’y répondre.

Synthétiser des nano-électrodes
La chercheuse Lilac Amirav, de la Faculté Schulich de Chimie du Technion (Haïfa) apporte sa pierre à l’édifice de l’avenir énergétique. Comment ? En travaillant dans un laboratoire à la croisée de la chimie inorganique, de la psychochimie et de la physique, où elle utilise les dernières avancées en synthèse de matériaux pour préparer de façon originale des colloïdes métalliques. Alors qu’elle n’était encore qu’une jeune étudiante, elle a développé une nouvelle méthode pour produire des nanoparticules semiconductrices. « Cette méthode a suscité l’intérêt de la communauté scientifique, mais je ne pouvais pas en voir les implications immédiates pour l’humanité« , raconte-t-elle. C’est chose faite aujourd’hui. Son travail lui permet de créer, à partir de colloïdes métalliques, qui présentent l’avantage de pouvoir être modifiés à loisir (taille, etc.), des électrodes à l’échelle nano.

« Des baguettes magiques qui convertissent la lumière en matière »

Les électrodes qu’elle prépare sont des nanotubes de sulfate de cadmium contenant un noyau de séléniure de cadmium et une pointe de platine. L’intérêt de ces électrodes ? Irradiés et plongés dans une eau chargée en protons, les nanotubes mènent à la formation de dihydrogène, un combustible intéressant, car gazeux et qui ne libère que de l’eau en brûlant. Ces électrodes sont, selon le Dr Amirav, plus efficaces que les électrodes construites avec d’autres technologies. La présence du noyau de séléniure de cadmium confère notamment une plus grande stabilité dans le temps à ces électrodes. Elle compare ces systèmes photocatalytiques à des « baguettes magiques » car ils « convertissent la lumière en matière« .

Des travaux très prometteurs

Les travaux du Dr Amirav sont très prometteurs. Ils permettent d’envisager dans l’avenir la synthèse de catalyseurs permettant la conversion directe et à grande échelle de la lumière en carburant. Ceci explique que, bien qu’elle soit en début de carrière, Lilac Amirav soit déjà associée à d’autres chercheurs très reconnus dans des projets collaboratifs. Elle est par exemple membre de l’initiative I-Core (Solar Fuels Israeli Center of Research Excellence) qui regroupe les plus éminents chercheurs israéliens autour du problème des énergies renouvelables.

Dr Hendrik Eijsberg, VI chercheur au Technion – Israel Institute of Technology

 in http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72912.htm

 

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