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Johnny Depp : « certains pays du tiers-monde renient leur histoire »

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johnny-depp_galleryphoto_paysage_stdActeur atypique ; « le pirate des caraïbes » est très porté sur des  questions environnementales. Il n ‘hésite  pas à donner son avis sur des sujets qui  choquent des multinationales prédatrices .

Un jour, vous avez déclaré que vous étiez un ennemi farouche de la mondialisation. Pourquoi ?

Aujourd’hui, en sortant d’un aéroport, on trouve quoi ? Les mêmes enseignes, la même bouffe,les mêmes ambiances… Les sociologues nomment ça le progrès. Moi, j’appellerais plutôt ça un désastre socioculturel. Je pense notamment à certains pays du tiers-monde qui, pour des raisons économiques, renient leur histoire. Du coup, ce sont des milliers de personnes abandonnées sur le bord de la route. Les décideurs disent que c’est un processus normal. Mais qu’est-ce que la normalité? C’est très subjectif, finalement. Je me méfie de cette notion de « normal ou non ». Toute ma vie, j’ai décidé d’interpréter des rôles à contre-courant.

Comment réussissez-vous à rester si humble ?
J’avais posé cette même question à Hector Elizondo, un acteur de théâtre qui travaillait à Hollywood. Je lui ai demandé si l’argent l’avait foncièrement transformé. Et il m’a répondu : « Je ne crois pas que l’argent change les gens. Je crois, au contraire, qu’il révèle ce qu’ils sont au fond d’eux-mêmes. Il met en évidence leurs travers. Le montant du cachet n’a rien à voir là-dedans, et encore moins la notoriété. » En d’autres termes, quand vous êtes con, vous êtes con.

Pour conclure, quelle serait votre définition du courage en termes d’écologie ?

Un écolo courageux, c’est un ancien consommateur gaspilleur qui a pris conscience que son mode de vie était en opposition avec la préservation de la planète. Il faut avoir du courage pour admettre que l’on a commis des erreurs ! Le pire, ce sont ceux qui militent devant les caméras et qui reprennent leurs mauvaises habitudes dès qu’ils sont en position off. Nous vivons, hélas, dans une société de l’image, de la com. Ce qui manque, ce sont des individus qui parlent moins, mais qui réalisent un vrai travail de fond ! L’écologie doit être, d’après moi, apolitique ! Elle doit tout simplement s’inscrire comme une prolongation, une extension de nous-mêmes. Un réflexe spontané. Naturel. Vous réfléchissez quand vous respirez ou vous marchez ? Non, bien sûr ! Faire du bien à la planète, et donc à nous-mêmes, à terme, c’est la même chose ! Mais pour cela, il faut déjà être capable de se regarder dans un miroir et de se remettre foncièrement en question. C’est à ce prix-là que l’humanité  vivra en harmonie avec la nature ! Dans le cas contraire, nous disparaîtrons !

Frank Rousseau

Interview intégrale sur www.neo-planete.com

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