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Fruits: 250 espèces américaines envahissent Madagascar

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fruits du MadagascarLes souches de plants d’arbres fruitiers commencent à être reformées car plus de 90% d’entre elles ont été importées depuis le 17e Siècle et surtout pendant la période coloniale. La production de fruits se dégrade ainsi, aussi bien en quantité qu’en qualité faute de renouvellement de la plantation. Les fruits importés envahissent maintenant le marché local, notamment dans les grandes surfaces.

En outre, les exploitants agricoles ne s’intéressent guère à cette filière alors que c’était un levier de développement économique pour des pays comme le Brésil, l’Afrique du Sud et les Etats-Unis en tant qu’exportateurs de fruits dans le monde. Face à cet état des lieux, le SAF/FJKM a décidé de se lancer dans le projet d’arboriculture fruitière. « Depuis 2005 à 2008, cet organisme de développement a introduit 250 espèces de plants d’arbres fruitiers en provenance de la pépinière de renom ECHO en Floride dans la Grande Ile », a expliqué Razafiarison Rolland, le responsable du projet Environnement (PCUSA) au sein du SAF/FJKM.

Mise en quarantaine.

« Ce sont notamment des variétés améliorées permettant d’avoir plus de rendement ou de résister aux maladies, comme le panama affectant la banane, ou qui peuvent produire précocement par rapport à la saison normale », a-t-il poursuivi. Les conditions climato-pédologiques de Floride et de Madagascar sont similaires.

Néanmoins, l’importation de ces espèces a été faite selon la règle d’art pour ne citer que leur mise en quarantaine avant de les placer dans les centres de multiplication. « En outre, près de 20% de ces espèces introduites, n’ont jamais existé dans le pays mais elles s’y adaptent bel et bien. On peut citer entre autres, le canistel, le sapodilla très connu au Cuba et le kiwi », raconte ce technicien.

A part les 12 centres de multiplication installés auprès des régions écologiques par le SAF/FJKM, plus de 200 ménages ruraux bénéficiant de son encadrement ont pu mettre en place des pépinières. « Ils deviennent par la suite des producteurs de jeunes plants d’arbres fruitiers et de fruits », souligne-t-il.

18 mois de plantation.

Par ailleurs, un label SAF/FJKM est maintenant promu car toute arboriculture fruitière qui réussit doit respecter les normes d’itinéraires de production, qui plus est, biologiques. Un grand verger qui est une source de matériels végétaux servant à la multiplication vient d’être lancé à Ranomafana Ifanadiana.

Notons que les nouvelles espèces introduites peuvent donner des fruits à 18 mois de plantation. « Nous pouvons témoigner que l’arboriculture fruitière est une source de revenu pérenne permettant de lutter contre la pauvreté », affirme Razafiarison Rolland. Et il a rajouté que c’est aussi un moyen de protection de l’environnement grâce à ses propriétés de séquestration de carbone et en matière de défense et de restauration des sols.

Navalona R.

Cet article a précédemment été publié sur http://www.midi-madagasikara.mg/

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