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DE FAUX AUTOTESTS DU SIDA SE VENDENT DANS LA RUE

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les kits sont dans les rues !! au gazon, partout …. C ‘est grave

Les copies falsifiées des kits permettant de savoir si on est séropositif sont écoulés par des marchands ambulants.

Ce 22 mai 2019, Alphonse Ngueme tient entre ses mains une plainte adressée au commissaire central N°4 de Yaoundé.

Fort de son statut de coordonnateur du comité de lutte contre le Vih Sida à Mvog Atangana-Mballa (Yaoundé IV), ses écrits ont une tonalité dénonciatrice. «Vente de matériels contrefaits de dépistage du Sida», y lit-on. À l’intention de l’autorité policière, le quarantenaire explique que son giron d’action contre le fléau est pris d’assaut par des vendeurs des copies falsifiées des autotests du Sida. «Les chiffres sont très difficiles à connaître. Ces faux kits, reconnaissables par le caractère tronqué du logo d’une grande enseigne internationale, relèvent par définition du trafic», détaille-t-il.

« Astuces »

Sur le terrain, de jeunes gens tiennent le business. Ils se déploient dans la nuit. Au coin de leurs bouches, une rhétorique publicitaire impliquant une tendance au bon marché. Face à quelques clients, une jeune dame, qui se fait appeler Rosine, se sert de sa féminité et de son profil d’aide-soignante au chômage pour convaincre. « Facile à utiliser, qualité contrôlée, utilisés en clinique partout dans le monde, certifié par les plus grands laboratoires mondiaux et livré rapidement. C’est juste 500 francs », confie-telle.

le virus du Sida

À l’écouter, le propos est habillé d’un objectif noble : la lutte contre le Sida.

«Pour être efficace, suggère un adolescent au polo estampillé “Comité national de lutte contre le Sida” (CNLS), cette lutte doit être davantage personnalisée». Se réclamant « relais local » de l’organe chargé de la coordination et de la gestion du combat contre le fléau sur l’ensemble du territoire national, sa politique commerciale est flexible. « Trois kits à 1000 », lâche-t-il.

Sur sa ligne, Alphonse Ngueme crie à l’imposture. «C’est du faux ! Non conforme et dangereux», tonne-t-il, s’empressant de remettre en cause la fiabilité de ces autotests vendus à la criée. «Après les trois mois qui suivent un rapport à risque, ils n’indiquent, car il pourrait être négatif (pas d’infection) alors que la personne est massivement infectée et très contaminante

!». Et d’exalter les vrais : «Comme pour un test de grossesse, le patient se prélève, lit et interprète lui-même les résultats sans supervision médicale. La réponse tombe en moins de trente minutes : une ligne rouge, le test est négatif ; deux lignes, et la personne apprend qu’elle est porteuse du VIH ».

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