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Comment le changement climatique touchera les zones arides

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kenyadroughtTout le monde parle de changement climatique. Les gouvernements et les nations-unies investissent beaucoup de ressources dans l’examen de cette question. Amis les chercheurs ne peuvent pas encore nous dire si cela voudra dire plus ou moins d’eau pour le sahel.

 Il est primordial de répondre à cette question pour les populations pauvres d’Afrique de l’Ouest et du centre car le changement climatique aura une incidence majeure sur leur vie.

Projection climatique

Si les chercheurs prédisent que les régions arides devraient subir des changements notables suite au réchauffement planétaire, il existe beaucoup d’incertitude sur ce que cela implique. La prédiction des réponses des écosystèmes des zones arides face à la hausse des concentrations de CO2 et au réchauffement planétaire est aussi très incertaine.

Les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montrent que l’Afrique de l’Ouest est l’une des régions sur laquelle les modèles sont le plus en désaccord. En moyenne, les principaux modèles suggèrent une modeste hausse des précipitations dans le sahel assortie de peu de changement sur la côte guinéenne, bien que certains modèles projettent un assèchement marqué ou au contraire un accroissement prononcé des précipitations dans la région.

Le changement climatique affecte les agriculteurs pauvres

Les communautés rurales  des zones arides sont tributaires de l’agriculture pluviale et d’autres activités génératrices de revenu extrêmement vulnérables au changement climatique. Le fait que ces sociétés soient d’ores et déjà habituées à la variabilité du climat augmente sensiblement leurs chances de s’adapter au changement climatique. Mais cela ne veut pas dire que leur capacité d’adaptation est sans limite.

Le cas des pasteurs

Le changement climatique touche les zones arides et les modes de vie des pasteurs notamment en Afrique. La qualité, la quantité et la distribution spatiale des pâturages naturels et des points d’eau, si importants pour la survie du bétail durant la saison sèche sont essentiellement déterminées par les précipitations ; ils risquent donc de devenir de plus en plus rares, épars et imprévisibles avec les changements du régime pluviométrique. Avec en autre le niveau de croissance démographique, cela va probablement déboucher sur une concurrence plus vive entre les communautés pastorales et avec les autres groupes et entraîner des conflits, voire des affrontements violents. De ce fait ; l’accès aux pâturages devient plus difficile, d’où des pertes du cheptel et les moyens d’existence.

A plus long terme, les pasteurs vont sans doute diversifier davantage leurs moyens d’existence, au sein même du secteur de l’élevage (c’est-à-dire par une dépendance accrue envers des espèces plus résistants à la sécheresse, comme les chameaux) mais aussi en dehors. Toutefois, ces efforts seront sans doute bridés par l’environnement hostile qui caractérise les zones pastorales d’Afrique. Au fil du temps, les groupes pastoraux abandonneront les zones plus arides qui ne seront plus viables pour se rendre dans les zones plus humides qui offrent des cycles pluviométriques plus prévisibles.

Les services et les régimes fonciers de ces régions feront l’objet de pressions croissantes, ce qui exacerbera les relations entre les communautés et attisera les conflits

Simon Anderson

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