Banner Before Header

CAMEROUN : TRAITEMENTS INHUMAINS DES EMPLOYÉS A LA SOCAPALM !!

0 372
Socapalm est réputée au Cameroun comme une entreprise française aux méthodes de gestion humaine à tendance esclavagiste

Les conducteurs des citernes observent un arrêt de travail depuis le 15 novembre 2018. Ils réclament la tête du directeur des plantations M. Auguer Fréderique qu’ils accusent de pratiques esclavagistes.
La Société Camerounaise des Palmeraies (Socapalm) succursale de Kribi dans l’arrondissement de la Lokoundje est dans la tourmente. Les conducteurs de citernes de cette société agro-industrielle, très en colère, ont décidé d’arrêter le travail afin de protester contre l’incarcération de l’un des leurs, et du principal responsable de cette incarcération, le directeur des plantations.

 D’après les témoins, tout serait parti d’une altercation entre un chauffeur et le directeur des plantations. « Notre collègue était entrain de manger quand le directeur est venu lui demander de ne plus manger. Comme ils achevaient leurs petits déjeuners, il est venu cracher dans l’assiette de notre collègue. Ce dernier s’est levé et ils se sont empoignés. C’est alors que le directeur a appelé le commandant de la compagnie de gendarmerie qui est venu arrêter notre collègue et jeter en cellule sans même savoir ce qui se passait. » Raconte Isaac M. un chauffeur qui poursuit : « nous avons décidé de ne plus travailler jusqu’à ce que notre collègue soit libéré et le directeur des plantations limogé. De plus, il a limogé arbitrairement un stagiaire parce que celui-ci a demandé aux gendarmes pourquoi ils avaient arrêté notre collègue. C’est trop « 

Dans les différentes entreprises de l ‘homme d’affaires français Bolloré, les grèves des employés en finissent plus

Dans une lettre adressée au directeur des plantations de socalpalm-Kienké avec ampliation aux autorités administratives, et dont nous avons reçu copie, les chauffeurs font savoir leurs griefs à leur chef. « Depuis un certain temps ; nous constatons avec regret vos multiples agissements ; ceci dit, il ya un climat invivable pour nous. Le respect du simple droit universel de l’homme est foulé au pied. Le seul qui existe est le vôtre. Nous savons tous qu’un homme a le droit de manger, sauf à vos yeux » écrivent les grévistes qui estiment que « les conducteurs sont devenus plus que des chiffons hors usage et vos déclarations sur le gouvernement de notre pays démontrent vraiment vos gestes et agissements. » Très remontés, les conducteurs écrivent que : « les vieilles méthodes décriées en Afrique sont votre pratique (Apartheid). Le problème de ce jour est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous vous disons ceci : nous savons qu’il n’y a aucune société au monde où les travailleurs ne déjeunent pas. La protection individuelle est nulle et vous obligez les employés à travailler sous la pluie ».

Tout en exigeant la libération de leur collègue, les ouvriers précisent que « nous avons trop subi et même comme les membres du gouvernement sont dans votre poche, comme vous dites,, ils nous condamneront et vous aurez encore plus de coudées franches ».

Complicité des autorités administratives
La situation est toujours tendue à la Socapalm et malgré la descente de la déléguée départementale du travail pour l’Océan Mme Irène Flore Ngouffo Tsefo, rien n’a changé. Pour le moment des pertes se chiffrent en des millions de francs Cfa par jour. Les autorités administratives sont silencieuses. Aucune descente, ni du préfet du département de l’Océan ni du sous-préfet de la Lokoundje. A la direction générale de l’entreprise, c’est l’ormeta. Toute tentative de prise de contact se heurte sur un mur de silence. « Nous n’avons rien à dire pour le moment. Vous serez informés au moment opportun », nous répond un cadre de cette entreprise.

le travail des enfants la bas est la règle ,au su des autorités administratives locales

Dans la ville de Kribi, les commentaires vont bon train sur le traitement inhumain de certains employés dans cette entreprise et parfois sous l’œil complice de l’autorité administrative. Des employés sont mal payés, mal traités, sans protection, avec des heures de travail illégales. Le non-paiement de certaines primes et le non-respect des contrats de travail quand ils existent. Cette situation crée souvent des frustrations qui multiplient des mouvements de grève et plombent le développement de cette entreprise.

Severe Kamen..le (messager)

les populations riveraines de cette entreprise subissent des exactions et des brimades
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.