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Cameroun : les étrangers confisquent le marché juteux des déchets.

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Les maliens  sont dans ce filon depuis des décennies. Pas  déchetsun pouce de déchets ferreux n’est délaissé dans nos poubelles et sur les carcasses de véhicules à l’abandon dans les rues. Le fer est un business qui rapporte. Les chinois et les indiens viennent d’entrer dans la danse. Des équipes sillonnent les artères à longueur de journée à l’effet de récupérer les déchets ferreux pour le compte des asiatiques qui s’emploient dans la récupération et le recyclage.

Ce n’est pourtant pas de manière altruiste que maliens et chinois jouent les éboueurs. Et ils ont du pain sur la planche. Dans le cadre d’une causerie éducative, Toussaint Mboka Tongo s’est penché sur la question, « le Cameroun à l’instar de la plupart des autres pays africains, se trouve confronté à une importance et constante augmentation de ses déchets d’équipements électriques et électroniques (Deee). On estime que le nombre d’ordinateurs personnels a été multiplié par 10 au cours de ces dix dernières années et celui des abonnés à la téléphonie mobile par 100. Selon les résultats de nos comptes extérieurs 2011, 202 786 tonnes de machines et appareils électriques ont été importés, soit une augmentation de 34,1% par rapport à l’année précédente. Les récentes orientations pour les réductions d’énergie et la promotion de l’énergie solaires impliquent la fourniture de lampes à fluorescence, de panneaux photovoltaïques et de lampes solaires, utilisant des ampoules leds et des batteries, tous et toutes particulièrement polluants, en cas de rejet non contrôlés »

Le flux croissant de ces déchets électriques et électroniques, estime Mboka Tongo, spécialisé dans la structuration d’entreprises, s’il n’est pas traité correctement, fait peser des graves risques pour la santé des populations locales et l’environnement.

« En signant la déclaration de Rio et en ratifiant les différentes conventions de Bâle et de Bamako, le Cameroun s’est engagé à mettre en œuvre  les principes du développement durable et de gestion des déchets ». la stratégie nationale de gestion des déchets s’inspire largement de ces conventions avec «  pour objectif global d’améliorer le cadre de vie des populations par une gestion efficiente des déchets produits sur le territoire national », et pour principes  ceux : « du pollueur-payeur », de « responsabilité du producteur » : de « gestion hiérarchisée des déchets, privilégiant chronologiquement la prévention/réduction de la production et de la nocivité des déchets, la valorisation des déchets en vue de leur réintroduction dans le circuit économique et l’élimination des déchets »

Pour l’expert, » ce dernier point est particulièrement intéressant pour les entreprises que nous sommes car nous pensons que les déchets sont une ressource génératrice d’emplois et de revenus, dans la mesure où leurs traitement est conduit dans une logique de développement durable. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de notre stratégie de responsabilité sociale et environnementale (RSE), nous souhaitons travailler à l’émergence d’une filière structurée de gestion des déchets électriques et électroniques ainsi qu’à la mise en place d’une structure de type éco-organisme pour financer cette filière. »

EKING

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