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Cameroun : Les écoles de Douala à la recherche des arbres

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arbre à l'ecoleEffet de mode ou réelle volonté politique de reverdissement des zones écologiques fragiles, l’on dénombre de plus en plus de campagnes de reboisement à travers le territoire national. Tout le monde s’y met, du ministre aux maires, en passant par toutes sortes d’associations plus ou moins occultes. Le résultat est qu’il y a un peu trop d’encre et de salive qui coule sur le sujet et pas assez d’arbres visibles. Du moins, là où on s’attendrait à les voir : Les écoles.

Ecole Saint Jean-Bosco logé dans l’enceinte de la cathédrale Saints Pierre et Paul de Douala; les trois bâtiments principaux, malgré quelques ajouts et raccords, sont restés les mêmes que dans les années 70, mais les manguiers, arbres à pains, citronniers, etc. qui rafraichissaient le coin et comblaient de bonheur les bambins de l’école, à la bonne saison, ont disparu. Même le manguier centenaire sur lequel s’adossait la grotte mariale  a été déraciné et à la place, l’on a construit une espèce d’abri que se disputent les SDF et les fous qui hantent les lieux. Et pour s’assurer que plus jamais, l’herbe du bon Dieu ne poussera dans l’enceinte de cette école catholique, l’archevêque a revêtu le sol des pavés. Depuis, le jeu dans la cour de recréation est devenue une activité dangereuse dans laquelle n’osent s’engager que quelques jeunes suicidaires.

La situation de l’école Saint Jean-Bosco n’est pas un cas isolé. Pire, on dirait que les promoteurs et autres responsables d’établissements scolaires de la métropole économique du Cameroun se sont donnés le mot pour faire la guerre aux arbres.

Dans ces conditions, comment enseigner aux enfants les bienfaits de l’arbre, lorsqu’on le trouve soi-même encombrant et salissant ?

Pourtant comme le rappelle des nombreux spécialistes, la situation de dérèglement climatique a une influence avérée sur des jeunes personnes. A l’épiderme fragile, lorsqu’ils sont exposés aux méfaits des rayons ultra–violets, les élèves subissent des dommages sur leur peau dont les conséquences courent à long terme. Bien plus, s’ajoute l’influence négative de la journée continue. A midi, à l’heure de la recréation, le soleil suffocant tombe à  plomb, il n’existe pas d’ombrage, ni un micro climat doux au milieu de la fournaise  ambiante où les élèves peuvent s’abriter.

Pour Pierre Mouchili Njipouta, ingénieur agronome et agroécologiste, président de l’Ong Agribien (Association pour l’agriculture biologique et l’environnement) qui a lancé sans succès, il y a quelques années, un programme de lutte contre le réchauffement climatique dans les établissements scolaires de Douala, dénommé « L’action de l’arbre au secours des élèves », il faut éduquer les élèves au respect de l’arbre et en replanter diverses espèces, tout en restant attentif à confier aux élèves le bon soin de surveiller le développement des jeunes arbres.

En fait, planter des arbres à l’école contribue à une meilleure préservation de l’écosystème scolaire, le rétablissement de l’équilibre écologique sensiblement perturbé dans l’enceinte des écoles et leur environnement. Il est aussi question de démontrer le rôle essentiel de l’arbre et de la végétation dans la vie quotidienne des élèves et dans le processus de leur éducation. Et pour finir, cette initiative permettrait aux élèves de participer activement à l’effort de solidarité communautaire autour de la plantation des jeunes arbres.

Il est tout simplement regrettable que la campagne officielle de reboisement de des villes camerounaises de trois millions d’arbres, lancé à Yaoundé le 02 avril 2009 par le ministre Elvis Ngolle Ngolle n’incluait pas les établissements scolaires. Mais plus grave,  en 2013, on se demande bien est passé cette campagne.

Nya Crytalinne

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  1. Ngong Aloysius dit

    I am suggesting the ex-pupils of St jean Bosco form an association which can help transform this school to a reference by equiping iit with modern educationl technology

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