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Cameroun : l’Allemagne veut vulgariser l’énergie solaire photovoltaïque

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 solaireLa coopération allemande évaluait mercredi 22 octobre 2014 à Yaoundé une initiative de popularisation du photovoltaïque.

Augmenter de 50 à 90% le temps disponible pour étudier ses leçons, diminuer de 70% la facture d’éclairage de son ménage, garder plus longtemps ouvert son bar ou fabriquer des bâtons de manioc tard le soir… Ces faces heureuses, de l’initiative de promotion de sources d’énergie solaire au profit des populations les moins nanties lancée en 2012 par la GIZ (organisme de coopération allemand), ont été découvertes le 22 octobre 2014 à Yaoundé au cours d’un atelier évaluateur de cette opération à laquelle se sont associées d’autres institutions privées, sous le patronage du ministère de l’Eau et de l’Energie.

Les acquis dont l’on se satisfaisait sont aussi immatériels. Une étude de base sur l’état des lieux de l’éclairage en milieu rural a été réalisée. 160 entrepreneurs ruraux formés à la vente de petits matériels photovoltaïques mobiles trouveront sur le terrain une population prête à acquérir ce type d’équipements. Une partie du programme de promotion consistait, en effet, à produire et diffuser du matériel de sensibilisation sur les avantages comparatifs de l’éclairage par le solaire…

Il faut savoir, a rappelé Andreas Kalk, le directeur du bureau régional de la GIZ, avant la tenue de l’atelier que l’accès à l’énergie moderne en vue de s’éclairer demeure un défi au Cameroun. Selon M. Kalk, plus de 50% de la population n’a pas accès au réseau principal d’électricité, et singulièrement dans les zones rurales. Dans le même contexte, les bougies, générateurs, lampes à combustible biologique, solutions alternatives auxquelles recourent les habitants en dehors des parties électrifiées, pèsent sur leurs bourses en même temps qu’elles détériorent bien plus vite l’environnement.

D’où l’idée de mettre en route l’initiative en cours que les parties ont critiquée, en vue d’améliorer les résultats obtenus. L’on notera par exemple le besoin de trouver des intervenants habitués aux affaires pour placer efficacement les matériels d’éclairage. Mais d’autres problèmes demeurent tels l’accès aux crédits pour les entrepreneurs du secteur ou la normalisation des lampes vendues… Pour la GIZ, il reviendra aux acteurs alliés dans cette entreprise de trouver la parade à chacune de ces épreuves sur la route du projet.

Jean Baptiste ketchateng-cameroontribune.cm

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