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CAMEROUN : JOURNALISTES A L’ECOLE DE LA GESTION DES FORETS

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La ville de Douala a abrité une formation des hommes et femmes des médias, portant sur théorique et pratique des questions environnementales grâce à l’utilisation des outils numériques. C’était le 13 septembre 2019.

une vue des participants …Credit photo Cedric Kengne

La salle de conférence située au premier étage de l’immeuble ‘‘DK’’ hôtel à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IVème, a abrité la toute première formation des hommes et femmes des médias locaux, portant sur la gestion des forêts et journalisme de données. Le but visé de cette formation, étant de permettre aux journalistes de produire des articles pertinents grâce à l’utilisation des outils numériques.

Au menu de cet atelier de formation théorique et pratique sur les questions environnementales, les journalistes de la capitale économique aux profils diversifiés, ont eu droit à un enseignement de qualité à ce sujet. Ces enseignements dispensés dans la journée du vendredi par Madeleine Ngeunga, la coordonnatrice de cet atelier et par ailleurs journaliste à InfoCongo, étaient l’occasion idoine pour ces apprenants de développer et d’enrichir leurs connaissances à l’accès des informations liées au sujet des questions environnementales.

Pour leur permettre de bien assimiler la leçon et renforcer leur capacité à produire des articles à l’aide des données fournies par la plateforme Global Forest Watch (GFW), Madeleine Ngeunga, à travers un vidéoprojecteur, a pris soin d’expliquer méthodiquement à ces derniers, les techniques à suivre pour avoir accès aux différentes alertes sur l’état des forêts camerounaises et du monde entier.

 Une stratégie pédagogique adoptée par Madeleine qui a permis à certains participants d’éclairer les zones d’ombres en matière des questions environnementales. « Je me suis imprégnée de l’utilisation de Global Forest Watch dans son utilisation. C’est une plateforme que je connaissais sans être outillée pour mieux l’exploiter. Pourtant, elle offre des données importantes sur le secteur forestier camerounais et environnemental», déclare Marie Louise Mamgue, journaliste Data Cameroon.

Avant d’ajouter qu’elle a maintenant une plateforme qui peut l’aider à rédiger ses enquêtes et reportages. Après des heures d’échanges théoriques et pratiques ces journalistes exerçants dans des différents organes de presse de la ville de Douala, la journaliste d’InfoCongo, avoue que « l’atelier de formation avait pour but d’évaluer les compétences des participants sur la  maîtrise de la gestion des forêts et l’utilisation des outils numériques, liés aux questions environnementales ».   

Cédric Kengne

interview

‘‘Ils savent désormais que Global Forest Watch existe’’

. Placée face aux jeunes journalistes de la métropole économique ce vendredi 13 septembre 2019, la coordonnatrice de cet atelier de formation explique les raisons pour lesquelles cet atelier de formation sur la gestion des forêts et l’utilisation des outils numériques visant à produire des articles de qualités a eu lieu au Cameroun.   

«  ils savent desormais que Global Forest Watch existe’’

Quel a été le but de cette formation ?

Madeleine Ngeunga : Nous avons organisé cette formation portant sur l’utilisation des outils numériques, notamment sur les outils de la plateforme Global Forest Watch (GFW), pour produire des articles portant sur des questions environnementales. Dans le but de renforcer les capacités des journalistes à l’utilisation des données fournies par cette plateforme. Le constat allait du fait que nous avons constaté  après des années de travail dans le métier et les contacts avec les différents collègues, dans la région du Littoral, nous avions besoin d’être formé sur les questions environnementales. Nous avions un petit souci lorsqu‘il s’agissait d’avoir les données pour rendre plus crédible nos articles. Nous avons donc pensé qu’une formation comme celle-ci pouvait aider les confrères à savoir où trouver une donnée actualisée précise, concernant les questions de forêt ou d’environnement pour le cas du Cameroun ou d’un autre pays dans le monde.

Pensez-vous que les enseignements ont été bien assimilés par les apprenants ?

Au terme de cette journée, nous pouvons noter plusieurs constats. Avant l’atelier, nous avons fait une petite évaluation pour savoir qui connaissait la plateforme Global Forest Watch, qui connaissait l’Atlas forestier du Cameroun. Nous nous sommes rendu compte que sur les 13 participants, un seul connaissait cet outil. Donc 90% de participants. Mais, au terme de la journée, une chose est sûre : tous savent désormais que l’outil existe. Tous savent également que Global Forest Watch existe et qu’ils peuvent aller sur la plateforme et sélectionner Cameroun et avoir des données se rapportant à l’aspect forestier au Cameroun, se rapportant au permis minier qui existe au Cameroun.

Ils peuvent également faire le même exercice sur l’Atlas forestier du Cameroun, qui est documenté et qui a des informations relatives aux questions de forêt et de gestion des terres au Cameroun à partir de l’Atlas forestier. Nous pensons que les journalistes qui travaillent sur les questions environnementales au quotidien et qui étaient confrontés aux difficultés d’accès à l’information actualisée sur les données savent au moins aujourd’hui où aller pour trouver ces informations et comment procéder pour utiliser cette plateforme qui est assez spécialisée.

Propos recueillis par Cédric Kengne

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