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Cameroun : Des semences hybrides pour doper la production du maïs

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mais-1La production de maïs, aliment prisé des Camerounais, reste toujours en deçà  de la demande nationale. En 2012, elle s’est située autour de 1,6 million de tonnes alors que les prévisions prévoyaient 1,8 à 2 millions de tonnes.

Pour combler le déficit, le Cameroun a importé, selon des sources du ministère de l’Agriculture, entre 300 et 500000 tonnes, plombant ainsi la balance commerciale. Pis, les importations n’ont pas empêché les prix de flamber sur les marchés dans la mesure où le prix du kilogramme de maïs est sans cesse en augmentation. Au début de cette année 2013, l’on a enregistré dans certains marchés du Cameroun, des hausses de prix de 33%.

Pour inverser la tendance, le gouvernement camerounais ambitionne non seulement de résorber le déficit actuel, mais de porter la production à plus de deux millions de tonnes. Pour ce faire, il mise sur sa nouvelle politique agricole appelée «  agriculture de deuxième génération » qui, dans le cas de la production de maïs, privilégie l’introduction et vulgarisation des semences des variétés hydrides. La stratégie retenue est l’accroissement des disponibilités des semences des variétés hydrides de maïs par le renforcement des capacités des cadres du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader) et des multiplicateurs semenciers agréés.

Dans cette optique, des séminaires sont organisés à travers le pays pour une meilleure imprégnation de cette nouvelle donne. Au cours de ceux-ci, les ciblés visées sont initiées aux « généralités sur les variétés composites, les variétés synthétiques, lignées parentales endogènes et variétés de maïs » à la « conservation et gestion des ressources génétiques : le cas du maïs » aux techniques de « maintenance et multiplication des lignées endogames de maïs » et au contrôle de « qualité et certifications des semences des variétés hydrides ». De deux, les séminaristes  sont aussi formés aux itinéraires de production des semences des variétés hybrides de maïs, et reçoivent à chaque fois de la documentation nécessaire à la mise en œuvre de cette activité sur le terrain. De même, à leur tour, ils devront former les autres multiplicateurs agréés à la production des semences de variétés hydrides de maïs.

Pour le directeur général de l’institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) partenaire associé du Minader, Dr Noé Woin, cette approche de formation rentre en droite ligne de l’une des missions assignées à son institution, à savoir « répondre aux préoccupations des acteurs du développement agricole sur l’étendu du territoire national et dans le contexte actuel, le passage à l’agriculture de deuxième génération constitue l’une des orientations prioritaires de la politique agricole de notre gouvernement. Dans la mise en œuvre de cette politique, la disponibilité des semences, en qualité et en quantité, est et demeure le principal facteur déterminant du succès ».

Le tout n’est cependant pas de produire des semences hydrides de maïs, mais de le faire en prenant en compte la spécificité de chaque région. « Il y a eu une tentative d’introduction des semences hydrides de maïs cependant la campagne 2009/2010. Malheureusement l’année suivante, la sécheresse qui a frappé le Nord a anéanti tous nos espoirs. Le rendement n’était pas celui escompté ; il est même passé en deçà des variétés composites. Quoique la variété hydride soit hautement productive, elle a l’inconvénient de ne pas résister à la moindre sécheresse. Dès qu’il y a une petite sécheresse, les hydrides ressentent cela et les rendements en sont considérablement affectés. Les chercheurs qui veulent introduire la culture des variétés de maïs hydrides dans le grand-Nord doivent préalablement résoudre l’équation de la sécheresse », explique Haman Zazou, chef de bureau du contrôle et certification des semences et plants pour le Minader Nord.

Les spécialistes d’Irad disent avoir intégré cette donne capitale pour l’optimisation des semences hydrides de maïs. « le choix de la variété doit tenir compte de la zone agro-écologique, du cycle, du niveau d’intensification de l’exploitation, etc…Pour un faible niveau d’intensification, opter pour les composites. Pour un bon niveau d’intensification, opter pour les hydrides plus productifs » recommande ainsi Celicard Zonkeng Guépi, chercheur au Programme maïs à l’Irad.

Aussi, selon les spécialistes du secteur, pour atteindre ses objectifs, le gouvernement devrait rétablir un ensemble de financements suspendus à ce jour. « Les financements que nous recevons du programme national d’appui à la filière maïs via les intrants et autres équipements que nous recevons ont été suspendus. A quoi cela nous servira-t-il de recevoir des semences de variétés hydrides si nous n’avons pas d’intrants ? », s’interroge un agriculteur de l’Extrême-Nord.

Dominique M.Mobo

  1. tiwa djidjio leonce dit

    j’apréci tou ces commentaires qui me pousse a m’y mertre aussi. jespere que vous allez me guider

  2. mbo ezoo francine dit

    je suis très intéressé par la culture de mais et voudrais me lancer mais je ne parviens pas a avoir accés d’informations sur les semences,où les trouvé,quels sont les prix,de quoi ai-je besoin pour mes débuts

  3. zeufack dit

    bj jai un projet de un hectare de mais a cultiver en avril je suis a dschang region de louest cameroun et jai de l’espace a jai besoin de lorientation.merci

  4. Bertin TD dit

    Bonjour à vous
    Je camrounais résidant à l’Est.
    Je vais me lancer dans la culture du maïs pour la saison prochaine, sur une surface de 5 hectares et j’aimerait avoir cette nouvelle semence hybride.
    NB:j’ai besoin d’orientation SVP

  5. Talla taptche yannick dit

    Tres intereçant.j’ai semmé un kilogramme de mence hybride de maïs cette saison et j’en ferai la comparaison.je pratique la culture de maïs à Makeka par Foumbot.

  6. Mpay charles dit

    BONJOUR.

    J’aimerais savoir comment faire pour avoir la semence de maïs hybride.

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