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Cameroun : conservation des espèces protégées ,des douaniers formés

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1pangolin-ajafeEn avril 2014, 2340 kg d’écailles de pangolin sont saisies à Hong-Kong. Point de départ, le Cameroun. Le chargement avait en effet quitté le port de Douala à bord d’un container identifié comme transportant du bois.

Il y a un mois et demi, 1500 kg ont été saisis à l’aéroport international de Nsimalen. Il y a environ 6 ans, le port de Douala est indexé dans une saisie à l’étranger, avec une prise de 620 pointes d’ivoire, un chargement dont la valeur avait été estimée en milliards de F. Récemment, c’est une employée du service des Douanes qui a permis de mettre la main sur 150 pointes dans un bus sur l’axe Douala-Yaoundé. Autre opération récente, au Sud-ouest, des tortues marines à destination du Nigeria ont été interceptées par les autorités. On n’oublie pas les 450 éléphants abattus en 2012 à Bouba Djida dans le Nord.

Quelques exemples démontrant le contexte très actif qui justifie l’atelier de sensibilisation et de formation des personnels des services de surveillance des Douanes de l’aéroport et du port de Douala, mais aussi du port d’Idenau, dans la lutte contre le trafic des espèces protégées. Session tenue ce 25 juillet dans les locaux de l’Autorité aéronautique à Douala. Il était question pour Etienne Tabi Mbang, commandant des Douanes et coordonnateur du séminaire, de donner aux participants « les éléments d’ordre juridique qui leur permettent d’encadrer la procédure de contrôle à l’exportation et à l’importation des espèces protégées par la convention de Washington. Les différents itinéraires et provenances à risque pour les produits suspects qui peuvent entrer sur le territoire national. » Au menu aussi, des éléments d’éthique et de bonne gouvernance « parce que ça va entrer dans la mise en œuvre des contrôles douaniers ».

Parmi ces destinations à risque, l’Asie, particulièrement la Chine, Hong-Kong, ainsi que l’Europe, la plupart des pays de l’Europe de l’ouest. Recommandant la collaboration entre administrations et services pour rendre la lutte plus efficiente, Etienne Tabi Mbang en a aussi appelé au patriotisme de ses compères : « Le bénéfice de ces trafics permet d’alimenter d’autres activités criminelles comme le terrorisme et ça peut se retourner contre notre Etat ».

Rita DIBA

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