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24,36 MILLIARDS DE F CFA DE DROIT DE TRANSIT DU PIPELINE TCHAD-CAMEROUN

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Une telle performance est le fruit de l’enlèvement d’un volume cumulé de près de 34 millions de barils de pétrole sur l’oléoduc entre le 1er janvier et le 31 octobre 2018. Les contours de cette opération viennent d’être évalués à l’issue d’une session ordinaire annuelle du comité de suivi, instance de supervision du Comité de pilotage et du suivi des pipelines (CPSP), coiffé par Adolphe Moudiki, administrateur-directeur général (ADG) de la Société nationale des hydrocarbures (SNH

Entre le 1er janvier 2018 et le 31 octobre de la même année, un volume cumulé de 33,9 millions de barils de pétrole brut a été enregistré pour des enlèvements au terminal KK1. C’est sur cette bonne nouvelle que s’est tenue le 27 novembre dernier à Yaoundé, la deuxième session ordinaire annuelle du comité de suivi, instance de supervision du Comité de pilotage et de suivi des pipelines. Le comité, apprend-on, a noté avec satisfaction, une augmentation de l’ordre de plus de trois millions de barils par rapport à l’année dernière où, sur la même période, 30,05 millions de barils avaient été enlevés.

les textes réglementaires prévus dans le cadre de ce projet restent attendus. Les plans d’urgence en cas de déversement accidentel de pétrole ne sont pas opérationnels, et il n’existe pas de fonds d’indemnisation. Au Cameroun, le plan national n’est pas encore en vigueur. Or il y a eu au Tchad et au Cameroun un déversement accidentel de pétrole depuis le début de la phase d’opérations

Performance

D’après le communiqué rendu public par le président du Comité de pilotage, Adolphe Moudiki, ces quantités ont généré pour le Cameroun, un droit de transit de 24,36 milliards de F CFA. Là aussi, on note une hausse avec un gain de plus de deux milliards par rapport à l’exercice précédent. A l’origine de cette embellie, «l’augmentation des quantités de pétrole brut transportées durant les huit premiers mois de l’année», relève le président du Comité de pilotage. Le taux du  droit de transit a, quant à lui, été actualisé le 30 septembre dernier, passant de 1,3 dollars US à 1,32 dollars US par baril. D’après Adolphe Moudiki, ce taux actualisé  est appliqué sur les quantités de pétrole brut enlevées au terminal KK1 entre le 1er octobre et le 30 septembre 2023 date de la prochaine actualisation dudit taux. Ceci, en application des dispositions de l’avenant n°2 de la convention d’établissement de la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO), la multinationale de droit américain qui exploite l’ouvrage au Cameroun.

Le cas du gazoduc Bipaga-Mpolongwe qui alimente la centrale thermique de Kribi en gaz naturel a également ponctué les assises du CPSP. A ce sujet, les actions de contrôle de l’intégrité de son emprise et la sensibilisation des autorités locales ainsi que des populations riveraines, sur les risques liés à son exploitation ont été poursuivies. Pour cette année, un accent a été mis sur la proscription des feux de brousse à proximité de cette emprise. On retient aussi du document que les travaux d’aménagement des sites de construction des hangars dans les centres de luttes contre la pollution par les hydrocarbures deLimbe et Kribi se sont poursuivis.

A propos du pipeline Tchad- Cameroun

Le projet devrait générer sur une durée de 30 ans des recettes (Impôts et taxes, retenues sur le pourcentage des ventes et bénéfices sur le capital de TOTCO) de 8,5 milliards de dollar USA (5.100 milliards de F.CFA) à la république du Tchad et des recettes (Droits de transit, impôts et taxes sur le transport et bénéfices sur le capital de COTCO) de 900 millions de dollars USA (540 milliards F.CFA) à la république du Cameroun

A noter que l’oléoduc entre le Tchad et le Cameroun a été mis en service en 2003. Il mesure 1 070 km de long et relie le site d’extraction de son pétrole brut, aux gisements pétroliers de Doba au sud du Tchad, au terminal de chargement à Kribi sur la côte atlantique du Cameroun. Sa construction est le résultat d’un projet de 4,2 milliards de dollars mis en œuvre par un consortium soutenu par la Banque Mondiale, impliquant les multinationales ExxonMobil, Chevron, Petronas et les gouvernements de la République du Tchad et de la République du Cameroun. La Tchad Oil Transportation Company (TOTCO) est l’opérateur du pipeline au Tchad et la COTCO du côté de Cameroun. La Société Financière Internationale (SFI), filiale de la Banque Mondiale dédiée à l’investissement dans le secteur privé, a décrit le projet comme une «initiative innovatrice et de collaboration » qui démontre la possibilité, pour des projets de grande envergure au sein du secteur de l’industrie extractive, d’améliorer sensiblement les perspectives pour le développement durable à long terme, lorsque ces projets sont associés à des garanties de transparence et d’atténuation efficace des impacts environnementaux et sociaux.

La Banque Mondiale avait accordé un prêt de 39,5 millions de dollars US au Tchad et un prêt de 53,4 millions de dollars US au Cameroun. La SFI a prêté à TOTCO et COTCO 100 millions de dollars chacun.

Rassemblé parProsper Tchapda

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